TARTARES, LE FIL DU COUTEAU

 

 

 

 

Je vous ai commenté

récemment de manière

assez sévère ce bas-fond

de la bouffetance locale,

la cagette à tapas.

C'est en des termes

autrement enthousiastes

par contre que je vous

recommande ces tartares!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais ce qui m'a amené à entamer "Le Désert des Tartares", un vieux roman italien (1945) magistralement traduit par Michel Arnaud. Il me semble que c'est suite à des commentaires lus au sujet de la trilogie de Stefanson.

 

Je ne savais rien de Buzzati, ce qui montre toutes les limites de mon érudition littéraire. Qu'il finît sa vie à cause de son pancréas me le rend d'emblée encore plus sympathique. 

 

Quoiqu'il en soit, je dois vous recommander la lecture de ce petit opus, 237 pages en pocket, qui se dévore en deux temps et trois mouvements.

Je serais bien incapable de vous décrire l'action: il n'y en a pas. Ce n'est pas vrai. Des chevaux marchent et trottent, des gardes montantes prennent leur service et des gardes descendantes l'abandonnent. Des mouvements de troupes s'observent, vers le nord, ou peut-être pas. 

 

En fait, ceux qui ont écouté, puis ré-écouté, la chanson Zangra de Jacques Brel, connaissent toute l'histoire. Le plus curieux, c'est que le chanteur met quelques lignes à décrire ce cheminement, et y fait intervenir un côté sentimental, amoureux voire même érotique en filigrane, qui est totalement absent du roman. Dans le livre, c'est un crescendo de suspens, mais sans excitation, et une juxtaposition de petites observations subtiles.

 

 

J'ai absolument adoré ! 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Cad (jeudi, 24 juillet 2014 12:32)

    Je l'ai lu, il y a me semble-t-il des siècles tant ce livre ne m'a pas marquée...
    J'étais sans doute bien trop jeune. Il me faut le relire. Je sais qu'il est quelque part dans la maison.