DEMAIN, C'EST LA FÊTE

 

 

 

Le 21 juillet, on célèbre la

Fête Nationale

- Nationale Feestdag -

Nationalfeiertag

en Belgique. 

 

 

 

 

 

 

Examinons-là d'abord sous un angle historique. Léopold de la maison de Saalfeld (un Saxe-Cobourg, proche des Hannovre) a débarqué d'Angleterre - il était le veuf éploré de Charlotte-Augusta, fille unique du futur George IV d'Angleterre - par le port de Calais, avant de rejoindre La Panne, puis de gagner Bruxelles pour prêter le serment d'obéir à la constitution sur la Place Royale, le 21 juillet 1831. 

 

C'est une loi de 1890, sous Léopold II, qui fixe ce jour de l'année comme date officielle de la fête nationale. Cette commémoration fait aujourd'hui l'objet de réserves de la part d'une partie de la population, en Flandres surtout, et de ma part à moi aussi, mais pour d'autres raisons.

 

En ce qui me concerne, c'est la notion même d'état national, de drapeau, d'hymne, d'appartenance à un "pays" qui ne me convainc plus, en Belgique ou ailleurs, là n'est pas le problème. Définir une "nation" ou un "peuple" est très difficile: je ne m'y risquerai pas. Néanmoins, quand une partie significative des citoyens récusent cette appartenance (comme en Catalogne espagnole par exemple où la situation est pourtant très peu tendue) la question me paraît résolue. Je crois que tout le monde sait ce qu'est un Breton, un Basque, un Galicien, un Sudète, un Ukrainien .... Sont-ils respectivement français, espagnols, polonais, allemands, russes, voilà qui est bien plus difficile à déterminer. Et à quoi cela sert-il? 

 

Je pense que l'appartenance culturelle à un groupe ethnique devrait déterminer "ce qu'on est", et cela inclut plus que la langue. Quand on disait de Johnny Clegg qu'il était un "White Zulu", je pense que cela traduisait le même phénomène. 

 

Mais ce n'est pas mon cas personnel qui compte. Beaucoup d'amis flamands, et qui ne sont ni des nationalistes simplistes, ni des fascistes qui s'ignorent, ni même des "anti-francophones " revanchards semblent ne plus reconnaître le 21 ,juillet comme un événement qui les représente. Ils se reportent même volontiers sur le 11 juillet, de Vlaamse Feestdag, où on commémore ainsi la fameuse "Bataille des Eperons d'Or" de 1302. Un corps d'armée français professionnel a été défait dans les alentours de Courtrai par une bande de paysans et de bourgeois flamands, récupérant au passage un grand nombre d'éperons appartenant aux chevaliers de Philippe le Bel (encore lui !) sur le Groeninge Kouter.

 

Mais ceci ne fait que déplacer le sujet: une "fête nationale" sert à célébrer sa différence par rapport à "l'autre", à l'envahisseur Et à favoriser une espèce d'esprit de corps, de groupe, de cohésion.

 

Je ne vais pas jouer au "petit sociologue" ou

au "petit psychologue des groupes" en herbe.

Je ne sais quelle est l'utilité sociale de ce phénomène,

s'il y en a une.

Je préciserai pour terminer que je ne la ressens pas.

 

 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Thierry Charlier et Monique Dehaze (dimanche, 20 juillet 2014 21:23)

    Ton frère et la vioque de la Coume Majou terminent leur périple dans l'est de l'Islande. Dernier jour a cheval demain, retour a Reykjavik mardi, Schippol dans la nuit et Bruxelles par Thalys mercredi 23.