GRAPPES EN FORMATION

Etat au 8 juillet 2014
Etat au 8 juillet 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un exemple

de grappe de grenache

parmi d'autres, 

hier, au niveau de la

Coumo d'en Miquelets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, José était parti pour commencer un labour prudent (première fois depuis très longtemps, sauf deux petits coups de cadre tiré par le chenillard en 2007 et 2008) de cette vigne. Il m'a téléphoné avant que je ne me mette en route: giboulées abondantes et glaciales sur le Fenouillèdes, "comme au mois de mars" m'a-t-il dit.

 

En Alsace ou même dans la Loire, cela n'aurait pas empêché de continuer, je suppose. Mais ici ... D'une part, le tracteur opère sans essuie-glaces. D'autre part, ce schiste peu métamorphique et souvent en dévers accusé risque d'occasionner des glissades incontrôlées. Enfin, un premier labour presque sans visibilité et avec encore des débris de souches dans le chemin, ce n'est pas trop prudent. On verra demain d'autant que le sol sera un peu ramolli.

 

Contrairement à l'an passé, la floraison ne s'est pas trop mal passée, sans coulure exagérée. Par contre, le temps particulièrement froid - Christine a remis une couette pour la nuit - ralentit le grossissement des baies, favorise l'oïdium (quelques points par-ci par-là) et retarde la fermeture de la grappe. Tant mieux, on aura bien le temps de "mettre un bon coup de soufre". Si on arrive à enfermer suffisamment de fleur de soufre au coeur de la grappe à ce stade-ci, on est presque certain d'avoir la paix jusqu'à la véraison et là, on ne craint presque plus rien. Mais la tramontane souffle à 90 km/h en rafales aujourd'hui ! C'est un bizarre métier.

 

Là où le tracteur n'a pas pu passer, il va falloir à présent jouer de la débroussailleuse. Cela tiendra les sangliers à l'écart. Hier, alors qu'on applatissait un peu le chemin raviné par les pluies d'hiver devant le casot lui-même, un gros mâle a détalé à 2 mètres de moi, quittant le couvert de l'appentis ou d'un buisson, je ne sais. Il s'est arrêté goguenard même pas 20 mètres plus loin, s'est retourné paisiblement et a filé au tout petit trot. Ces sales bêtes n'ont plus peur de nous, surtout en dehors des périodes de chasse.

 

Vivement les battues administratives au mois d'août ! 

 

 

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