PAS DANS LES JARDINS D'HAMILCAR

Plusieurs espèces
Plusieurs espèces

 

 

 

 

 

 

Nous sommes arrivés juste trop tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'était pas à Mégara, mais quelque part du côté d'Ascain et de St Pée, sur les hauteurs de la Nivelle. Une odeur pestilentielle a envahi la voiture en quelques instants et des nuées, littéralement des centaines, de grands oiseaux sont apparus dans le ciel, venus de nulle part.

 

Le temps de faire demi-tour sur la route étroite, de trouver un renfoncement pour garer la voiture, et de monter le téléobjectif sur la bague ....

 

Au loin, deux bulldozers sont en train de recouvrir de gravas des plastiques noirs d'où dépassent des immondices, à quelque distance d'une station d'épuration. Un 4 x 4 et quelques ouvriers en overall de couleurs vives s'affairent sous le soleil, sans aucune protection visible à l'oeil nu.

 

Au-dessus de nos têtes, des trentaines de mouettes et de goélands se font mettre en fuite par autant de groupes de milans royaux, sous le regard d'une couverture de vautours fauves, plus loin dans le ciel. Je n'avais jamais vu autant d'oiseaux de mer réunis, sauf dans des ports ou aux îles Shetland, et jamais autant de rapaces ensemble.

 

Nous avons observé ce ballet, incrédules, tandis que la puanteur (mi-anaérobique, mi-goudronnée) s'amoindrissait petit à petit. Lorsque l'odeur se fut dissipée, tous les oiseaux, sauf quelques-uns, avaient disparu. Je précise qu'il devait être autour de 10 heures du matin, que nous étions à jeun de toute drogue et de tout alcool, sauf ma tamsulosine qui n'est pas réputée occasionner des hallucinations olfactives ni visuelles.

 

Amis écolos, dites-moi ce qui s'est passé. Il est clair que ce fut un cas d'ensevelissement d'ordures mais lesquelles? Des effluents de la centrale d'épuration, des déchets de l'agglomération de Bayonne ? Et après, cela deviendra-t-il un chantier de construction, un parking de supermarché, un centre aéré pour enfants nécessiteux? Comment dit-on Seveso en langue basque? 

 

Reprenant nos esprits, et ayant rertiré nos mains de devant nos narines sidérées, nous avons pris quelques clichés. Sur celui-ci, sauf contestation par des bird-watchers plus compétents que moi, je pense qu'un grand oiseau de mer surveille de très haut les évolutions de deux vautours et d'un milan au-dessus de nos têtes.

 

Nous n'avons pas vu les oiseaux plonger vers le sol pour y ramasser quelque chose. Je suis certain que c'est l'odeur qui les a attirés et qu'ils sont partis une fois celle-ci évanouïe.

 

Beau témoignage humain d'un phénomène pour le moins curieux.

 

Any explanation, someone ? 

 

 

 

Écrire commentaire

Commentaires : 0