Y VENIR : TEST DE Q.I. LAMENTABLE POUR LA COUME MAJOU

Oeuvre de Sarah Feldmann (reproduction autorisée sous réserve)
Oeuvre de Sarah Feldmann (reproduction autorisée sous réserve)

 

 

Préambule:

image reproduite

sous réserve d'autorisation

de l'artiste (en attente)

 

Un billet inattendu

de ma part.

 

 

 

 

 

 

 

Je commence notre périple basque par ... la fin. D'ordinaire, Christine jette son dévolu sur un département limitrophe, mais plus lointain, d'un des derniers que nous avons prospectés. Cette fois, la cachotière avait d'autres desseins en tête. La "petite", c'est à dire sa cadette, 26 ans pour 1.73 m, travaille toute la saison d'été à Saint-Jean-de-Luz, la pauvre ! Et comme si ce malheur ne suffisait pas, sa mère a décidé de lui rendre visite et de lui porter son linge.

 

Il s'agit bien sûr d'une exagération de ma part mais cette description colle à la réalité pour 95 %. Pour aggraver son cas, elle a fait un "scouting" très superficiel des ressources gastronomiques du département, ne conservant que 5 tables en tout - sans doute les meilleures, j'en conviens - mais toutes macaronnées chez bibendum. S'est pas foulée, la grognasse, c'est l'ordinateur qui a fait tout le travail ! Et pendant ce temps-là, je me crêve comme un malheureux peon.  En outre, elle ne m'a filé les coordonnées que tard. Je n'ai pas eu le temps de me renseigner sur les établissements - sur ce plan-là, je lui fais entière confiance - et elle n'a pas imprimé les plans de situation. Nous ne voulons pas de GPS, cela rend idiot.

 

Cette fois pourtant, il nous a fallu 45 minutes pour trouver le restaurant, en plein coeur de ce petit coin pittoresque de Biarritz qui s'appelle Saint-Charles, un peu le Greenwich Village ou le Haight Ashbury d'ici. De sens interdit en sens interdit, de véhicule garé en triple file en autocar du troisième âge en train de "décharger sa cargaison", c'est grâce aux deux demoiselles de l'équipe - merci les filles ! - qui ont dû me prendre pour un imbécile fini après 3 coups de téléphone, qu'on a enfin pu s'arrêter devant la large baie vitrée.

 

Nous avons bien bon 35 minutes de retard mais, heureusement, notre interlocutrice n'est pas encore arrivée. De fil en aiguille, j'apprends qu'elle est la femme du chef, un Bavarois - und wir haben weiter viel auf deutsch geredet, c'est plus facile que le basque pour moi -, qu'elle est également sculptrice, qu'elle connaît particulièrement bien la région au-dessus de St Pons dans la Montagne Noire, qu'elle part bientôt en vacances sur la côte amalfitaine avant le rush de la saison d'été ... On fait connaissance avec l'équipe : nos deux guides par téléphone qui assurent l'accueil et le service en salle, le chef et ses deux "seconds", sans oublier le troisième. C'est comme dans la marine: quartermaster, chief quartermaster, first chief quartermaster. 

 

Nous avons finalement dégusté toute la gamme, attentivement mais en se permettant beaucoup de digressions, et avons abandonné quelques bouteilles - c'était notre dernier RV - pour le déjeuner de l'équipe, qui battait son plein. J'espère qu'elles auront continué à plaire car Sarah Feldmann (patronne + sommelière + artiste) a eu un petit faible pour la Cuvée Majou 2007. Vous savez que je l'affectionne particulièrement moi-même, ce vin charnu : que voilà donc une femme de goût ! 

 

Parmi les anecdotes, je vous signale que le couple a tenu un restaurant gastronomique très coté à Nüremberg. Pour un chef bavarois, cela n'a évidemment rien d'étrange. J'ai donc fait remarquer que, malheureusement, la Bavière ne produit pas de vin, ou alors de manière anecdotique. Sur ce, Sarah m'a fait : "Oh, la Franconie, quand même !".

 

Sacrilège, qu'elle ne dise jamais à un Franconien

qu'il est bavarois, elle se ferait noyer dans un Fuder

de Silvaner rempli à ras bord ! 

 

 

 

ADRESSE : L'IMPERTINENT  *

                   5 rue d'Alsace 

                   64200 Biarritz

                   T° 05.59.51.03.67

                   www.l-impertinent.fr

 

 

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