PAS DU TOUT HAPPY, LES APIS

Pas folle, la guêpe !
Pas folle, la guêpe !

 

 

 

 

 

 

On a signé.

 

 

 

 

 

 

 

Léon le cynique ne croit pas du tout au pouvoir des pétitions. Le raisonnement suivant lequel "si on ne fait rien, sûrement que rien ne changera", n'autorise pas pour autant à perdre son temps dans des "actions" ne servant à rien.

 

Mais ils étaient si convaincus, ces manifestants, et je me sens tellement solidaire avec eux, que j'ai apposé mon nom sur le billet qui sera remis aux représentants du ministère de l'agriculture. Pourtant, il va à nouveau nous imposer de la paperasse en plus, s'il ne reste pas lettre morte. En effet, sa requête est d'essayer de cataloguer les pesticides réellement déversés sur les départements des organisateurs, Roussillon (P.O.) et Ariège, en indiquant type, provenance, date d'utilisation, dose ...

 

Vous voyez, ce n'est pas gagné. Et quand mon interlocuteur (un apiculteur ariégeois) - on dit un "intervenant" à présent -  a vu que j'indiquais "vigneron", il m'a regardé interloqué. D'après lui, nous figurons parmi les principaux pollueurs dans cette catégorie de nuisances. Je lui ai répliqué que je connaissais au moins 50 entreprises vitcoles dans les P.O. qui n'utilisaient réellement PAS de pesticides à la vigne, au-delà bien sûr des dizaines qui prétendent agir ainsi.

 

Que se passe-t-il? Cet hiver, bien plus encore que les autres années, une véritable hécatombe a eu lieu, éliminant au moins 4.500 rûches sur les deux départements. Et les autorités ne font rien.

 

D'après la profession, ce sont les campagnes de désinsectisation des étables, abris, points d'eau etc ..., notamment en altitude, qui seraient à la base de ce fléau, d'autant que les nouvelles molécules mises au point par les chercheurs du grand capital phyto-sanitaire sont actives à des quantités extrêmement faibles. Quelle que soit l'unité que vous manipulez, il s'agit à présent de "nano-quelque chose". Donc, même des traces résiduelles peuvent provoquer un carnage chez les hyménoptères. Et voilà donc un nouvel épisode d'opposition catégorielle, le vocable qui a remplacé "lutte des classes": les apiculteurs contre les éleveurs en zone de moyenne montagne. Propolis contre génisses en quelque sorte!

 

A l'opposé, les responsables sanitaires de la préfecture des P.O., et donc son préfet in fine, viennent de prendre une mesure qui m'étonne et dont je ne partage absolument pas la logique. Je crois - avec le doute qui s'impose - que les vendeurs d'insecticide ont dû arroser autre chose que les environs. En effet, une habitante de Banyuls-sur-Mer, village où le moustique-tigre serait endémique, ce que je crois sans difficulté, est rentrée d'un séjour aux Antilles (Guadeloupe si mon souvenir est bon mais ce n'est pas important) avec un syndrome viral en imposant fort pour un épisode de chikungunya. Elle est soumise à isolement à son domicile "jusqu'à sa guérison". Jusque là, je ne vois pas anomalie. Par contre, les habitants ont reçu l'ordre de se barricader et de ne pas sortir de chez eux le temps d'une aspersion du quartier d'insecticide, en attendant que la patiente ne soit plus contagieuse.

 

Outre les questions essentielles portant sur l'exactitude du diagnostic, la durée réelle de la contagiosité de cette maladie sous nos latitudes etc ... je m'étonne de la disproportion entre un cas unique observé, même s'il est avéré, la faible morbibité de cette affection dans une population occidentale bien nourrie et l'impact écologique majeur de l'épandage dans la nature d'une quantité suffisante d'insecticide pour "démoustiquer" toute un quartier de ville, au bord de mer (vent et humidité). Je me demande sur quelle base la décision a été prise, quelle est la compétence en la matière du décisionnaire/décideur et quel coût total a eu cette mesure. 

 

En France, depuis le sang contaminé, on voit de tout.

Il n'y a que la fiscalité sur les antiquités à laquelle on ne touche pas.

Si, si, il y a un rapport ! 

 

 

 

 

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