DES EXCUSES ET DES CERISES

 

 

 

Je présente des excuses

à mes lecteurs fidèles

et assidus pour la rareté

et la brièveté de mes

chroniques récentes :

je suis mort-crevé !

 

 

 

 

Depuis une dizaine de jours, les obligations administratives et les demandes des uns et des autres, pas déraisonnables en soi mais motivées uniquement par la pléthore des documents à remplir, m'imposent une vie très désagréable : j'en suis revenu aux pires épisodes de ma carrière au sein de l'industrie pharmaceutique et je ne mets presque plus le nez dehors, alors que c'est le moment de se faire quitte des mauvaises herbes à la vigne.

 

Heureusement, j'en viens tout doucement à bout, de cette chienlit de paperasse !

 

Dimanche, nous avons fait un saut d'une heure à Céret, qui célébrait la 21ème édition de sa Fête de la Cerise. La production a quinze jours d'avance cette année. Une tradition - discutable - veut que la première caisse cueillie soit offerte au président de la république. Il ne peut pas la payer ? Je ne conteste pas le droit aux François (qu'il soit Hollande ou Mitterrand), aux Nicolas, aux Valery de manger des cerises, mais pourquoi la collectivité paysanne doit-elle les leur offrir (ainsi que le coût du transport) ? 

 

Trève de balivernes, il faisait beau et on avait les "châteaux humains ", pyramides où plusieurs étages d'adultes, puis d'adolescents et enfin d'enfants tentent de construire la structure la plus haute possible en se grimpant sur les épaules. On avait les bandas, on avait les mamas et les papas, on avait sans doute quelques drôlasses et quelques grogniasses.

 

Dans la bourgade qui a si bien connu Picasso, Dali et surtout Soutine,

ce tableau coloré ne dépareille pas la rue circulaire qui longe

les remparts de la vieille ville : bigarreau-ci, bigarreau-là ! 

 

 

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