SAVAIS PAS

 

 

 

 

 

 

 

Un magnifique exemple

de mon esprit d'escalier

(lateral or sideways thinking)

que ce billet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque fois que mon emploi du temps m'en laisse l'occasion, et que Christine prend patience car je ne fais pas ce que veux, mes séjours bruxellois consacrent une demi-heure à arpenter les allées de la librairie anglaise du boulevard Adolphe Max. En effet, il est très difficile, sauf à aller spécialement pour cela à Montpellier, Lyon ou Toulouse, de se procurer ici des livres dans d'autres langues que le français, et je n'aime pas les achats sur internet.

 

Je suis tombé sur un ouvrage qui répondait à un souhait que je nourrissais depuis quelque temps : en savoir un peu plus sur le Brésil, sans tomber dans les manuels sans fin pour spécialistes, avec les biais ultra-libéraux des Etatsuniens ou ceux, paternalistes, des Portugais.

 

Gordon Kerr est écossais, diplômé de l'université de Glasgow, adore la France où il séjourne souvent, a travaillé dans le monde du vin et de l'édition et a publié, entre autres, une quantité appréciable de livres de "vulgarisation historique", parfaitement adaptés à mon niveau.

 

Me voilà donc embarqué dans une "lecture rapide" qui m'apprend plein de choses sur la colonisation de ce pays, et m'en rappelle d'autres que j'avais partiellement oubliées. Vous vous en moquez bien. Venons en au fait.

 

Brasa veut dire ... la braise, le charbon ardent, en portugais. N'y voyez aucun rapport avec le Bacalao à Bras (ou à Braz), délicieuse recette lisboète où de la morue bien dessalée est mélangée à de l'oignon fris et de l'ail, puis émiettée et montée en une espèce d'omelette très baveuse, saupoudrée de persil plat haché pour parachever le tout. On pense qu'elle porte le nom de son créateur.

 

Par contre, la couleur de la braise, rouge-brun, a donné son nom au bois de Pernambouc, bois du Brésil ou Pau-Brazil et au colorant qu'on en extrayait, très utilisé dans la teinture des textiles au point que son exploitation coloniale donna son nom à une partie des possessions portugaises en Amérique Latine, puis au cinquième plus grand pays au monde. Le Brazil est en fait la large étendue forestière qui fournissait en colorant rouge les riches tisserands ... anglais, qui ont toujours été les meilleurs exploiteurs/exploitants de l'activité commerciale, agricole ou industrielle des Portugais, et d'autres nations. Ils ont en effet agi de même en de nombreux endroits du globe. Les Britons sont champions pour faire bosser les autres à leur place. Les cyniques appellent cela "intelligence" et justifient ainsi la révolution industrielle et le capitalisme, séparant les opinions en "la droite", où se rencontrent les gens instruits et malins, et "la gauche", royaume des imbéciles qui posent en vertu la générosité.

 

Mais je m'égare, ce n'était pas le sujet.

 

 

Réf: A short History of Brazil (2014)

      par Gordon Kerr 

      chez Oldcastle Books Ltd.

 

 

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