IL N'Y A PAS QU'HORTENSE

Christine Civale presque comme chez elle
Christine Civale presque comme chez elle

 

J'voulais séduire Mary

On a gravi son Puy

J'ai pas voulu d'Hortense

Qui était dans l'Cantal

A la gare d'Aurillac

On nous a mis à mal

Patatrac ! 

 

 

 

 

 

Tout est "entre deux" dans ce charmant pays: la fourme de fromage à pâte dure, l'espace qui sépare les averses, le temps qui s'écoule d'une dégustation à l'autre. Nous en avons profité pour suivre nonchalamment la D 680 qui conduit au Puy Mary par le Pas de Peyrol (1589 m) et filer ensuite vers Salers.

 

Après avoir contourné le bourg, laissant à plus tard une visite approfondie, nous avons poursuivi notre route vers le sud en direction de Marcolés, où Christine nous avait réservé le gîte, ainsi que le boire et le manger.

 

La famille Battistel au grand complet nous y attendait, fidèle à l'affirmation de l'immortel Jean Cocteau selon laquelle "un Italien, c'est un Français qui a oublié d'être triste!". Mon pessimisme atavique eut tôt fait de battre en retraite devant le Prosecco, les escalopes de veau tendre, le risotto patiemment nourri au bouillon et tutti quanti (voir ICI).

 

Vous savez qu'ils sont gais, et Christine avec eux, dès qu'ils perçoivent qu'ils auront de l'amour et du vin, et la conversation dériva tout naturellement sur Paulo Conte, sur les Nozze, sur l'espoir à laisser au vestiaire florentin de l'Alighieri et ... sur toutes choses linguistiques. On parla beaucoup, avec la langue, avec les épaules, avec les yeux, avec les mains. Les Transalpins ont la chance d'apprendre à nager dès lors qu'ils se mettent à parler ! Tous ces poncifs sont des lieux communs, mais ils traduisent la vérité, même en un temps où le souverain ... pontife est un Argentin. Oui mais un "Argentin" nommé Bergoglio et sorti de la compagnie de Jésus. "Un pape, un pape, oui mais il est comme d'ici !" clamait le peuple des fidèles dans la demeure de Panzani. 

 

Il était "bien bon onze heures" quand nos caligae ont foulé l'herbe tendre qui séparaît la "pièce à vivre", la bien nommée, au grand âtre munumental et à la souillarde douillette où trône le fourneau, des chambres d'hôtes.

 

Un petit coup de levier sur les espagnolettes, voilage tiré, sulfate de lauryl sur l'émail encore potable de nos ratiches et zou ... bisou à Christine et à Morphée. Nous faisons toujours "chambre à trois" avec celui-là. Ce triolisme de la meilleure espèce est une invention si française qui améliore la richesse onirique.

 

Il me reste à vous confier les coordonnées du lieu:

A la Clairière

F-15220 Marcolés

T° 0033 (0)9.50.30.08.03

info@alaclairiere.com

 

 

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