CE N'ETAIT PAS LUI !

A la piscine de Narbonne
A la piscine de Narbonne

 

 

 

 

 

Une histoire vraie 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous le pacu ? Ce poisson d'Amérique du Sud, proche des piranhas dont il partage la dentition et les habitudes alimentaires, a été signalé en Papouasie mais aussi dans les pays scandinaves. Gardé comme "animal domestique" par certains, jusqu'à ce qu'il dérange, on l'a retrouvé dans les eaux de la Seine.

 

Cette famille de poissons d'eau douce est omnivore et peut tout aussi bien se nourrir de plantes, parfois des noix, que de chair, gros animaux et humains compris. Il semblerait que des cas d'émasculation ont été rapportés, les étologues expliquant que les testicules peuvent parfois en imposer, vu d'en-bas, pour des baies. Cette confusion ferait pendant à la méprise des requins qui prennent les surfeurs pour des raies ou bien des calamars. C'est vrai qu'il n'y pas loin non plus de la raie ... au scrotum.

 

Mais à Narbonne, on rapporte l'attaque soudaine d'un nageur qui faisait des longeurs dans la piscine municipale. 

 

Une certaine Paqui  - pas un pacu - a vu son mari, qui nageait avec elle dans la piscine presque déserte ce jour-là, quitter les flots pour y revenir quelques minutes plus tard, histoire de soulager sa vessie ailleurs que dans l'eau chlorée sans doute. A son retour, elle en profita pour plonger et passer sous lui subrepticement avant de ... lui agripper le paquet en guise de taquinerie.

 

A ce moment, le nageur inconnu - car il ne s'agissait en fait pas du mari - a hurlé et s'est enfui à toute vitesse, grimpant quatre-à-quatre l'échelle de la grande profondeur et cherchant une retraite sûre dans les vestiaires.

 

Notre épouse espiègle le poursuivait pour tenter de s'excuser de sa méprise mais le nageur, certain sans doute d'avoir affaire à une nymphomane aquatique de la pire espèce, craignait pour son intégrité. Peut-être tout simplement n'aimait-il pas le commerce des femmes, tel un Daho sortant des flots, tout drapé de tissu éponge après un week-end à Rome?

 

Jamais le nageur solitaire n'a su le fin mot de son agression,

jamais il n'a entendu les excuses sincères de notre plaisantine et ...

à tout jamais il a loupé une occasion unique

de connaître le bonheur, qui sait ? 

 

 

 

Écrire commentaire

Commentaires : 0