MONSIEUR LAGRANGE ... DIT MADAME ROBERT

Stella, Daniel et Christine sous le soleil lozérien
Stella, Daniel et Christine sous le soleil lozérien

 

 

 

 

 

 

 

En juin dernier (voir ICI),

nous y avions logé et dîné

(enfin, dans l'ordre inverse).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette fois, c'est sûr le coup de 10 h 30' que nous avons investi l'agréable petit salon devant la réception - on dit le "desk" à présent. Tout le monde nous y a rejoints: la patronne - et quelle patronne ! -, le serveur d'origine allemande passionné de maréchage bio - il a raison -, la serveuse accorde et connaisseuse de la région et de son petit monde. Même le chef a quitté occasionnellement sa cuisine où pourtant la mise en place allait bon train. Il faut vous dire que tout est fait dans la maison ici et que les touristes de passage sont bichonnés, mais tout autant les pensionnaires. Il faut donc assurer, derrière.

 

C'est la troisième fois que nous présentons nos vins dans ce magnifique coin de Lozère. Et à chaque fois, c'est le même intérêt de la part de l'équipe. Et à chaque fois, ils découvrent une autre facette de ce que nous produisons.

 

La zone ne manque pas de maisons de standing, établies pour la plupart dans les nombreux châteaux et manoirs alentour. Mais je pense pouvoir affirmer que c'est ici, sur le quai de la Barrière, tout au bord de la Jonte et à deux pas des vieux ponts à arcade, que vous mangerez la plus authentique cuisine locale. En outre, la vue sur le jardin et la colline pour ceux qui occupent les chambres situées à l'arrière vaut celle sur la bourgade quand vous êtes logés à front de rue. Moi, si je devais passer une semaine par là-bas, entre Causse Méjean, Mont Aigoual, Causse de Sauveterre, Gorges du Tarn et près de ces fromages des Causses, je saurais où aller.

 

Stella Robert est née dans une famille d'hôteliers restaurateurs. Nous avons vu sa maman, que je situe aux alentours des 80 ans, sécateur à la main et alerte comme un colonel de sapeurs-pompiers. Elle a exploité toute sa vie plusieurs établissements dans le village, laissant finalement celui tout en haut de la route à sa fille tandis que d'autres membres de la fratrie exercent le métier plus près du centre. A la voir évoluer, on sent que Stella a cela dans le sang : une remarque par-ci, un coup d'oeil par-là et puis 12 mois de travail par an pour assurer une occupation optimale des lieux pendant la saison touristique. Dame, la clientèle, ça se mérite, actuellement. Sa personnalité est franche, directe et directive. Nous, cela "nous va bien" comme on dit par ici.

 

Cela fait presque trente ans que "Monsieur Lagrange" - c'est comme cela que tout le monde appelle le chef - anime les fourneaux et sert aussi de relais vers l'extérieur: jovial, passionné de gastronomie vraie et très communicatif, il ne rechigne pas à détailler ses préparations et à répondre aux questions des curieux - dont nous sommes. Ce diable d'homme compose ses propres épices, n'hésitant pas à envoyer chercher du piment fumé au fin fond de l'Espagne, à se faire rapporter pour le sécher de "l'ail des ours" du causse voisin. Cette spécialité culinaire, tant appréciée dans le Baden-Württemberg, il l'a domestiquée à sa façon aux bords de la Jonte. En outre, et cela ne gâche rien, il est fin connaisseur en vins. 

 

Nous avions encore trois rendez-vous à assurer - et un quatrième s'y est ajouté par après - c'est donc à regrets que nous avons dû décliner une invitation à faire bombance sur l'heure de midi. Qu'à cela ne tienne, une joue de porc caramélisée à la bière locale, puis un dessert ananas-mangue-sorbet - d'accord, ça c'est plus exotique - servis en terrasse, sous un chaud soleil printannier, ont calé mon estomac avant de filer à l'attaque de la route touristique qui conduit à la Canourgue.

 

Merci à "Monsieur Lagrange"

pour son excellent déjeuner et  ses explications

et merci à Stella

de gérer dans ce style-là et dans cette ambiance son joli hôtel rural.

A bientôt.

 

 

HOTEL DU MONT AIGOUAL

T° 04.66.45.65.61

 

 

 

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