AH LA BASTIDE ON L'AIME BIEN

Restauration gourmande (à droite sur l'image) et église romane
Restauration gourmande (à droite sur l'image) et église romane

 

 

 

 

Daniel,

il n'est pas là !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est ainsi que nous a accueillis à Nasbinals un moustachu jovial au faciès de bon vivant, il y a une bonne année. Dame, au pays de la race Aubrac, les viandards affichent la couleur. Nous avons tout de suite perçu l'ambiance locale.

 

La famille Bastide, dans cet Aubrac déjà lozérois, c'est un clan incontournable du village: la mairie, les gîtes, la restauration, les pompiers et puis tout ce que je ne sais pas: c'est eux !

 

C'est Daniel qui nous avait donné rendez-vous, après de longs palabres téléphoniques avec la Civale. C'est lui qui nous a fait cette farce. C'est encore lui qui a goûté les vins et ... a bien apprécié la Cuvée Majou. Un peu plus tard, c'est lui qui a réceptionné les bouteilles. Il ne les a toujours pas mises à la carte, et je crois que la cave doit être bien fournie. Quand vous irez par là, demandez donc à boire notre vin. Bon, moi, c'est le "vieilles vignes" de Teulier (une valeur sûre de l'appellation Marcillac) que j'ai sifflé, presque d'une seule traite.

 

Nous avons pris cette fois une petite chambre au premier étage, avec vue sur la placette et sur le mur extérieur du coeur et du transept. J'y ai dormi comme un loir. Avant cela, la balade vers la cascade de Déroc - on en reparlera - le long de la route de Marvejols, bordée de pâturages regorgeant de jonquilles à cette saison, nous avait permis " to develop an appetite" comme disent les Anglo-Saxons. L'altitude, aux environs de 1000 mètres, et une légère bise nous font supporter le blouson tandis que le soleil en train de se coucher innonde l'horizon d'ocre, d'or et d'orangé. Féérique. Bon, d'accord, j'adore l'Aubrac, sur ses trois départements répartis au sein de trois régions : Midi-Pyrénées, Auvergne et Langedoc. Qu'est-ce c'est con, le découpage administratif de votre république !

 

Après la promenade - début d'arthrite goutteuse au cou de pied (sans "p" à cou) car je n'ai pas bu assez d'eau, car il fait frais et car les vins vifs de la région, la charcuterie et l'exercice exigent de leur payer tribut - c'est le "menu Bastide" qui nous attend. Allez voir sur le site et n'exigez pas de moi un commentaire: le foie gras mi-cuit (parfait, moelleux), le ris d'agneau (très savoureux et à la cuisson retenue, ce qui est rare en France) et puis ... le boeuf à la coupe, à peine chaud au centre comme nous l'avions demandé. L'aligot, je suis sûr que j'en ai mangé un demi-kilo à moi tout seul. Pour faire bonne mesure, pas trop de frometon (un peu quand même) mais de la salade de fruits, super-fraîche, acide à souhait: Ni-ckel! 

 

Le lendemain matin, c'est la "soeurette", un personnage aussi, celle-là, qui nous a fait le café et puis l'addition. Devant notre abstention de petit déjeuner - pas une seule cellule gastrique qui eût envie de sécréter quoi que ce soit après le repas de la veille - elle s'est promis d'ordonner au chef, P'tit Louis avec les lunettes et la barbe naissante, de diminuer les rations à l'avenir.

 

Messieurs, mesdames, amis lecteurs, vous m'avez compris:  La Route d'Argent est le genre d'étape où vous reviendrez souvent: pas de chichi, même un peu de "rouf-rouf" parfois mais une ambiance très sympathique, une prestation de qualité et une cuisine de terroir qui fait honneur à la France qu'on aime, loin des Accor, Mercure et autres Nestlé.

 

Et une famille qui aime le vin ! 

 

 

 

PS: Attention, il existe un autre établissemnt non loin de là, à Bozouls, qui porte la même enseigne. C'est une bonne maison également, dans un autre style. Ils n'ont pas souhaité modifier leur carte pour le moment et nous n'avons pas eu l'occasion de leur faire voir la gamme. La fameuse "route d'argent" est celle qui serpente entre les lacs de l'Aubrac, présentant des reflets argentés sous le soleil qui les fait scintiller.

 

 

 

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