UNE FORME D'OECUMENISME VITICOLE

Chritine fixe les derniers détails avec les gérants
Chritine fixe les derniers détails avec les gérants

 

 

Avec les aller-retour

des cloches,

on a vu germer l’idée d’un

oecuménisme viticole,

une sorte de trêve pascale entre les « bio »,

les disciples de Steiner,

les « nature » et même

certains autres, dont je suis.

 

 

 

 

Tandis que les lourds battants d’airain survolent la Fontaine de Trevi, un bar à vin, avec petite restauration rapide de qualité et point de vente, ouvrira bientôt ses portes dans la banlieue de Figuères, à l’enseigne du Can Goró. Nous avons été plusieurs à sauter sur l’occasion, d’autant que le côté transfrontalier nous a plu également.

 

Au départ, ce n’était pas dans la poche, car il a fallu régler le problème des petits approvisionnements réguliers et de leurs frais de douane, la rivalité avec certains producteurs de l’Empordà et l’image parfois sulfureuse du quartier d’implantation. Pour ceux qui ne connaissent pas bien la région, je leur rappellerai que des maisons de tolérance de grande capacité accueillent chaque week-end, et en semaine aussi, des centaines de famille de la Catalogne du Nord qui viennent y passer un bon moment transgénérationnel. Nous nous sommes dits que tout ce public pourrait peut-être prendre un pot après avoir pris son pied et qu’ils auraient sans doute soif après l’effort.

 

En un premier temps, l’idée est de proposer, au prix cave, une série de vins « catalans », représentative des différents terroirs : le schiste, dominant en Agly, Côte Vermeille et Costa Brava ; les argiles calcaires du coin des extrêmes Corbières (Vingrau, Tautavel, Opoul ...) ;  les sables limoneux de l’Aspre et même les granits du côté de Bélesta. Là aussi, une certaine mixité nous a stimulés, un peu comme un grand club échangiste.

 

On m’a chargé d’une mission bizarre : contacter les services du nouveau premier ministre, M. Valls, né à Barcelone comme chacun sait. Au vu des modes de gestion distributifs à Evry dont il était le maire, on a pensé qu’il pourrait faire avec notre association comme il avait l’habitude de pratiquer dans sa bonne ville : une subvention sélective. En France on dit : « des aides ». Et pourquoi moi ? D’une part, il est de notoriété publique que je n’ai pas voté pour l’extrême droite et ça, ce n’est pas facile à trouver pour cette élection-ci dans notre département. Un grand nombre de collègues, lassés par les restrictions, tracasseries, charges écrasantes qui nous ont été imposées par les gouvernements récents, de gauche comme de droite, ont en effet fini par émettre un vote protestataire. D’autre part, on voulait sélectionner une « cloche » comme émissaire et un Belge était donc tout indiqué.

 

J’ai donc rendez-vous à Matignon le 18 avril, pour un dîner de travail avec le chef de cabinet du ministre. J’espère que le repas sera meilleur que ce qu’on propose à l’Elysée, s’il faut en croire l’ex-secrétaire d'état Mme Nicole Bricq. Nous, de toute façon, on mange rarement mieux que chez « notre » ancien chef de la rue de Varenne à nous, François Bassas*, qui officiait à cette fonction du temps de Lionel Jospin.

 

 

Je vous tiendrai au courant.

 

 

 

PS: François Bassas élabore à présent une cuisine de fraîcheur et d'inspiration à Pamiers, au restaurant Deymier à la route de Mirepoix (T° : 05.61.60.08.11). Il est en plus le "pote" absolu de Sylvain Joffre (En Pleine Nature, Quint-Fonsegrives), un de nos autres chefs favoris. Les deux compères achètent ensemble, passent une partie de leurs loisirs ensemble et cultivent ensemble l'amour de la vraie grande cuisine, proche du produit. 

 

 

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