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Superbe !
Superbe !

 

 

 

 

Une visite

au marché

de Céret

fait du bien.

 

 

 

 

 

 

Il se tient le samedi matin et constitue, avec celui de Thuir, d’Argelès et de Saint-Laurent de la Salanque, la plus belle offre du département. La présence massive de Britanniques et de Scandinaves sur le secteur, souvent à l’année, avait rendu le marché de Céret assez cher, mais les prix semblent s’être calmés à présent, en tout cas pour ce qui nous intéresse à nous : les légumes bio, la volaille fermière et les fromages du producteur. En outre, le patronyme Molas qui se partage les multiples boucheries de la bourgade connaît bien son métier. Sont-ils cousins ?

 

Par contre, si vous voulez une fausse céramique du Vallespir made in les usines de La Bisbal d’Empordà ou un masque d’art premier « qui a vraiment dansé » vendu au son enchanteur d’un sax alto pas trop malmené, ne vous étonnez pas de sortir beaucoup de billets.

 

Nous avons acheté, comme vous le voyez, de l’ail jeune, une laitue bien ferme, des blettes/bettes en suffisance, des petites betteraves rouges et un beau chou vert : appétissant, non ? Hors cadre, ajoutez du paleron et un morceau de plat de côtes de boeuf (on peut aussi écrire plates-côtes), un petit poulet et quelques autres bêtises, voilà qui me permettra de préparer la garbure pour toute la semaine, et plein d’autres choses. Sans canard ? Oui, quand on quitte les Landes et le Gers, le palmipède disparaît de la garbure. Moi, je me passe même parfois de porc.

 

« On » m’a parlé du Patrelle™, un condiment plus que centenaire que je ne connaissais pas. Il paraît que, à l’instar des « grands chefs » qui laissent faire Nestlé à leur place – et Dieu sait s’il y en a ! – quelques petites gouttes de cette potion magico-chimique vous changent la couleur d’un bouillon en une-deux-trois. Moi, je préfère ma bonne vieille méthode : on laisse caraméliser (brûler un peu même) du bon gros oignon blanc et de la peau (de poulet, de cochon, de tout ce que vous voulez) dans le fond de la cocotte pour commencer. Après, plus longtemps cela cuit, et plus souvent on répète le cycle refroidissement/réchauffement, meilleur c’est. Et zut à Henri Gault et Christian Millau, même s’ils n’avaient pas « faux » pour tout.

 

Le clou des emplettes est ... belge. Guido Collin, un Brabançon dont l’accent trahit des fréquentations autres que celles des rives du Démer, élabore depuis le tout début des années ’90 un excellent fromage de chèvre sur une propriété de 100 ha, dont une bonne partie en parcours libre, tout en haut du Haut-Vallespir, entre Saint-Laurent-de-Cerdans et Coustouges, le « trou du cul des Pyrénées Orientales » dit-on ici avec peu d’élégance. Je crois qu’il y possède aussi quelques vaches laitières et au moins un âne. Celui-ci trouvera un passage vers votre pique-nique, même à l’intérieur de votre véhicule, quoique vous fassiez. Mon illustration vous montre ses petites réalisations – celles du fromager, pas de l’âne - à trois stades d’affinage. Le caillé frais, il a déjà disparu ce midi, façon mel i mató amélioré : avec du miel de Maureillas, des figues du Rec d’en Cruels et un soupçon de cannelle.

 

Mon diabétologue n’approuve que moyennement.

Pourtant, il faut bien que je combatte la déminéralisation

qui guette tout homme de mon âge !

 

 

Fromager : Guido Collin

                 Fromagerie du Couloumé

                 04.68.39.55.54

 

                  

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