SUR LA CRÊTE

Panorama plein nord, jusqu'à la Montagne Noire
Panorama plein nord, jusqu'à la Montagne Noire

 

 

 

On longe la D40 et puis,

avant Villerouge-Termenes :

le panorama.

 

 

 

 

 

Toute la plaine de l’Aude s’étend devant nous. C’est joli. Par contre, où que vos yeux se portent, vous apercevez des parcelles de vignes. Et encore, beaucoup ont été arrachées depuis 20 ans. Par contre, les coteaux plantés ... il faut bien les chercher.

 

On ne va pas refaire le monde, et mon avis n’a pas forcément plus de poids qu’un autre. Généralement – il en est pourtant de très bons – je ne m’extasie pas devant des vins issus de vignes de plaine.

 

On me rétorquera qu’avec les changements climatiques – ce monstre du Loch Ness croisé à l’Hydre de Lerne – la vigne trouve dans les bas-fonds ou tout au moins les piémonts les plus plats les conditions oro-hydrographiques propices à son développement. Je pense qu’il y a là matière aux mêmes discussions stériles que quand un dialecticien marxiste de bonne composition rencontre un apprenti rabbin doué de patience.

 

Au-delà des considérations techniques, il me semble que le facteur humain est important : la typologie du vigneron exploitant – en majorité ou en totalité – surtout des vignes de plaine sera différente de celle d’un propriétaire de coteaux, et donc leurs vins aussi. L’histoire qui avance semble donner tort aux amateurs de pente, ainsi qu’aux éleveurs traditionnels, aux fromagers artisanaux, aux ....

 

La GD incite les vignerons à planter à plat : 100 hl/ha minimum, maturité moyenne (le dogme du petit degré), coup de traitement à l’hectare moindre, récolte mécanisée, « lutte raisonnée » facilitée voire hélicoportée. Toutes ces économies ... d’échelle, là où nul escabeau n’est nécessaire, vous mènent tout droit aux linéaires bien garnis.

 

C’est un choix.

 

 

 

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