DOS À LA MER

Un cat-walk maritime
Un cat-walk maritime

 

 

 

 

 

 

Deux flotteurs sinon rien

 

 

 

 

 

 

 

Tout au bout des quais, face à l’amarrage des catamarans, encore partiellement vide, une série de constructions réfléchit la lumière d’un couchant orientalisant, nous rendant comme une version moderne de Delacroix.

 

Comme il manquait une odalisque à l’équilibre de l’image, Christine a accepté, sur mon insistance, de prendre la pose. Elle n’aime pas étaler au grand jour la magnificence de sa garde-robe, cela pourrait faire des jaloux.

 

Petit blouson en peau de chèvre Havane sur une paire de jeans made in Shangai et mocassins de chez Morbidelli (frein à droite, sélecteur à gauche, attention en cas d’urgence). Le châle est du Pachtoune peigné, la sacoche provient d’un designer japonais installé à La-Tour-Bas-Elne et les lunettes sont offertes par la Matmut. Même Laspalès a craqué !

 

Je crois avoir compris que c’est le renouvellement continuel de ses atours qui lui permet de supporter ses dures conditions de vie : des dizaines de milliers de kilomètres par an pour aller porter la bonne parole majolienne aux quatre coins de l’Hexagone, de nombreux levers à l’aube et des couchers à pas d’heure, et heureusement mon caractère égal pour apporter un peu de sérénité à tout ceci, sans compter les présents somptueux et somptuaires dont je la couvre.

 

Pour les malins qui feront remarquer qu’il n’y a pas quatre coins à un hexagone, je préciserai que nous n’investiguons que la moitié sud, ce qui le transforme peu ou prou en carré.

 

CQFD !

 

 

 

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