OEUVRE INÉDITE

Vers 1517, collection privée
Vers 1517, collection privée

 

 

 

 

 

Albrecht Dürer,

une des plus belles

« pointes » de toute

l’histoire de l’art,

nous surprendra encore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai découvert cet artiste alors que j’étais très jeune encore. Ma mère adorait les achats par correspondance, surtout quand ils étaient liés à une espèce d’abonnement. La Redoute, Franklin Mint, Time-Life ... elle les a engraissés. Faut dire que, faisant passer sa clientèle avant toute autre chose, elle n’avait pas trop de temps pour flâner devant les vitrines des magasins. Très vite, une série de bouquins portant le titre : « Untel et son temps », où untel est à chaque fois un peintre emblématique, vint remplir les rayonnages très fournis de la bibliothèque familiale. Or, chez nous l’éducation était très stricte, comme dans beaucoup de foyers bourgeois de cette époque, mais nous avions par contre accès à tous les livres que nous voulions, sans aucune censure, interdit, ni restriction. Et ça, c’était moins courant.

 

Comme rien n’était interdit, nous consultions spontanément ce qui nous plaisait. Et je suis tombé sur .... « Dürer et son temps ». Emerveillement immédiat et piqûre de rappel.

 

J’avais en effet une dizaine d’années lorsque, profitant d’un congrès médical – toutes nos vacances à l’étranger étaient rythmées par ces événements, générateurs de dégrèvements fiscaux tout à fait légaux – nous avions passé dix jours autour des lacs de Bavière, en camping bien arrosé. Il a tellement plu en cette fin d’été (66 ou 67 sans doute) que nous avions des palmes entre les orteils à notre retour en Belgique. Les nombreux musées de Munich, parcourus sous la surveillance de mon père car c’était un congrès d’oculistes et c’est à ma mère qu’il revenait d’y assister, nous ont permis de se sécher. Et la Alte Pinakothek fut pour moi un enchantement, grâce à Dürer notamment.

 

Idem dito quelques annés plus tard dans les galeries viennoises d’art ancien. Le même Dürer me provoquait le même émerveillement. Je pense actuellement que la finesse de son dessin le range parmi les tous grands : da Vinci, Dali ... et que ses gravures valent aussi ce que Goya, par exemple, a fait.

 

David Cobbold le montre fréquemment : voir ICI.

 

Moi, je ne peux résister à l’envie de vous montrer une oeuvre inédite du maître de Nüremberg, composée vers 1517 et intitulée : « Ein Haus im Lomagne : Man mit Gläser ». L’artiste y saisit avec finesse la douceur du soleil couchant, son éclairage si particulier conférant comme une souffle oriental à la toile. On sent déjà que le vin qui va emplir les gobelets ne pourra être quelconque : ce sera forcément du Falerne, de l’Ambroisie ou même un de ces vins de Franconie dont sa région est si fière, à juste titre.

 

Prosit, David !

 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Charlier, Thierry (jeudi, 13 mars 2014 22:00)

    1966