IL EST ARRIVÉ

La Sicile, puis Antioche
La Sicile, puis Antioche

 

 

 

 

 

Notre Tancrède

a terminé

son périple,

apparemment.

 

 

 

 

 

 

 

Comme pour beaucoup d’indépendants, et certainement pour les professions tournant autour du superflu, de l’artisanal et du traditionnel, les temps qui courent génèrent chez nous un stress qui s’accumule. Le climat psychologique entretenu par les medias, crise économique réelle ou feinte, fait se détourner le public de nous. Il se recentre sur ses besoins essentiels, mais ceux-ci sont totalement dévoyés par le marketing, notamment celui de l’agro-alimentaire, des gadgets électroniques et du showbiz. Il se recentre aussi sur le luxe et le clinquant. Panem et Circenses, oui, mais du pain de grande surface ou de « point chaud » et des distractions de très bas niveau culturel.

 

Moi, je gère le mieux mon angoisse en agissant, mais la résistance physique et psychologique a ses limites et on ne peut pas tout le temps rester sur la brèche. Ou alors, je lis. Pour l’instant, je lis beaucoup.

 

C’est ainsi que j’ai fini les deux derniers volumes de la saga « à la Bob Morane » de mon prince normand. Je me rends compte, comme du temps de ma pré-adolescence, que les références constantes aux tomes antérieurs m’amusent. Mais je garde mes distances quand même. J’arrive à « rentrer » dans un roman – jamais dans un film, par contre – mais moins intensément qu’avant. Je ne m’abandonne pas aveuglément entre les mains de l’auteur.

 

Pour votre information, Tancrède poursuit ses aventures au pied de l’Etna dans le sixième volume. Exactement comme moi en 1988, où j’ai dû aller récupérer un de mes « protégés » lors d’un congrès de microbiologie au commissariat central de Catania. Il s’était fait « car-jacker » - déjà – et voler dans la ville, la veille du jour où il devait présenter les résultats d’une étude clinique sponsorisée par mon employeur de l’époque, dont j’assurais le suivi. Qué n’affêre !

 

Et le dernier volume nous présente le héros en train de s’établir parmi les Bédouins, en plein milieu des croisades. Bill Ballantine cède le pas à Ali,  Noureddin remplace Ylang-Ylang  et l’Ombre Jaune prend les traits du Vieux sur la Montagne.

 

Alamut, c’est moins marrant que la Matmut,

surtout avec l’intervention de Chevallier et Laspalès !

 

 

 

 

 

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