ET MICHELIN DANS TOUT ÇA ?

Bibenmajou
Bibenmajou

 

 

 

 

 

 

 

Le « fooding » me gonfle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’adore la gastronomie. Je suis un cuisinier amateur, non pas du dimanche, mais de tous les jours. Mais mes préparations sont simples et exigent que tous les convives mangent la même chose : ce que MOI j’ai décidé et encore, les jours où je suis d’accord avec moi-même.

 

Être un « chef » (chef, oui chef), c’est autre chose. Et ce n’est pas non plus remporter un concours à la télé. C’est diriger une petite entreprise. C’est faire plaisir aux clients. C’est générer un bénéfice par son travail, son talent et sa bonne gestion.

 

Très souvent, quand je quittais un restaurant jadis, je me disais que j’aurais aussi bien mangé chez moi, sinon mieux. Et c’était vrai, sauf quand il s’agissait réellement de « gastro ». A présent, lorsque nous mangeons « quelconquement », je veux dire de façon quelconque, c’est toujours en déplacement, à l’improviste et en terre inconnue. Autrement, nous ne nous attablons plus que chez des clients et c’est toujours au moins « bon » et fréquemment « sensationnel » au sens propre du terme.

 

Je vous ai expliqué que le nouveau guide français de bibendum « nous » avait donné plein de fourchettes en plus, car beaucoup de nos restaurateurs fidèles possèdent un, deux ou trois de ces petits logos. Certains ont le « bib », et plus d’une trentaine sont des étoilés. Trois sont venus s’y ajouter cette année, dont notre voisin de Montner, Pierre-Louis Marin.

 

Mais nous sommes orphelins de deux autres étoiles, gardoises. La presse a dit que cet établissement « avait perdu ses deux macarons ». Remettons les choses à leur place : le chef, meilleur ouvrier de France, a quitté l’établissement où il officiait depuis un grand nombre d’années pour aller ouvrir sa propre enseigne du côté de Nîmes. Il a fallu un certain temps pour trouver un successeur de cette trempe et celui-ci, après avoir fait le bonheur des brigades de restaurants prestigieux sur la riviera française, officiait depuis 7 ans à Saint-Barth ! C’est vous dire que le « tout cuisine » de la métropole ne le connaît guère. Pour couronner le tout, les propriétaires, qui géraient cette très belle adresse depuis 25 ans, ont pris leur retraite, en laissant aux commandes ... leur fille et son époux.

 

Je ne pense pas qu’on puisse dire que l’Hostellerie de Castellas, deux étoiles à deux pas du Pont du Gard, ait « perdu » ses étoiles. Les inspecteurs du guide, et sa rédaction, ont plutôt appliqué le ... principe de précaution : plusieurs mois sans chef au piano, nouveau-venu apparemment très légitime mais peu connu au bataillon et nouvelle direction générale ; comment voulez-vous leur donner un blanc-seing et envoyer en toute confiance les clients-lecteurs vers la gloire d’antan ?

 

Nous avons eu la chance de faire une dégustation mémorable avec Jean-Luc Sauron. Ce sommelier hors pair, d’expérience et de faconde, a immédiatement senti ses moustaches frétiller sous Majou. Et il nous a plu aussi.

 

Gageons que la ... pierre du Gard du bâtiment (of course)

et la magnifique terrasse au soleil

retrouveront bien vite la voie du macaronage.

Et nous notre petit client étoilé chéri.

 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Yun Kennerson (lundi, 23 janvier 2017 04:03)


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