ROCARCASSONNE

La Barbacane, la Montagne Noire, Eicher, le "snare" de Katché ...
La Barbacane, la Montagne Noire, Eicher, le "snare" de Katché ...

 

 

 

 

Ou un rocaccourci

 

 

 

 

 

 

 

 

Vincent Pousson est un dilettante du blog : parfois il blogue, parfois il ne blogue pas. Non mais, sans blague.

 

Mais quand il blogue, il blogue bien : ses photos sont percutantes, ses illustrations travaillées. Je n’aime toutefois pas, personnellement, quand il bascule les horizontales. Il y a sans doute une explication freudienne à cette sensibilité, chez lui comme chez moi. Brassens – qui tourne sous le rayon lazer pour le moment – parle aussi de « ... la brave horizontale déçue ... ».

 

Cette fois, il incendie avec justesse une icône. Lisez ICI. J’avoue avoir fait le 15 septembre 2007 un excellent repas chez les trois frères, qui n’avaient pas encore atteint le statut culte qu’ils ont acquis aujourd’hui. On y avait bu un grand nombre de Jérèz différents, dont des palos cortados, mes préférés. Et le tout aux frais d’un ami, qui fêtait ainsi ses 50 ans.

 

Chacun ses contradictions : je suis un passionné de gastronomie, pas forcément de pyrotechnie gastronomique d’ailleurs, et gère comme je le peux l’antagonisme qui existe nécessairement entre une « bouffe de qualité pour tous à prix abordable » et les exigences économiques de la « grande cuisine ».

 

Je tire prétexte du désir – réel – de nos clients de nous voir s’attabler chez eux pour satisfaire ma propre gourmandise. Mais j’impose à ce péché capital des limites budgétaires. Il y a ainsi une poignée d’adresses où je ne pourrai jamais faire honneur au talent de la cuisine. Celles-là le savent d’ailleurs et ne m’en tiennent pas rigueur. Mais d’autres endroits ne me tentent absolument pas, ou plus, vu le bord qu’ils ont choisi. Il y a des marques – oui des marques – qu’on n’a pas forcément envie de voir apparaître sur les vestes des chefs. Ce n’est pas ma tasse de thé ... et encore moins de café.

 

Il m’arrive, pauvre de moi, d’ajouter une pincée de glutamate de soude (pas dans ce qui atteint l’assiette de Christine car elle y est allergique au plus haut point) pour augmenter la sapidité d’un fond de crustacés, et je ne rechigne pas devant l’amidon de maïs ou la poudre d’agar agar pour augmenter la consistance d’un appareil ou d’une sauce. Mais je ne suis pas un chef, tout au plus un gâcheur du dimanche brouillon et approximatif. Mais j’ai totalement banni les produits « tout fait ». Même les mélanges (massala) de curry, j’en arrive à les confectionner moi-même. Alors eux, qui savent – car je respecte profondément leur compétence et parfois leur don, là n’est pas le problème – comment nous régaler autrement, pourquoi cèdent-ils ?

 

Il ne faut pas chercher la réponse bien loin.

 

Et Carcassonne ? Oh, après vous avoir montré l’appétit de Christine (pain et fromage de qualité) devant les remparts, j’ai voulu associer la muraille elle-même à ce billet. Comme Pousson n’est pas argentin (de Carcassonne évidemment) mais présente un tropisme audois bien connu, le lien m’a paru évident. Eût-il été polonais – on connaît l’Embres de la Baltique – ce sont les remparts ... de Varsovie que j’eusse choisi. Mais d’une part je ne les possède pas en photo, et d’autre part la paronomase avec Roca aurait disparu.

 

 

Cracovie peut-être ?

 

 

 

 

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