COMBETTE, À LA FAUTERIE

Le Vercors, vu depuis Combette
Le Vercors, vu depuis Combette

 

 

 

Je vous le promettais ICI,

on va vous présenter

Mireille et Polo,

à Combette.

 

 

 

 

 

Je pense que leur pudeur naturelle ne souhaite pas qu’on fasse trop de publicité autour de leur engagement social. Toute leur vie, ils ont aidé au développement de la personnalité de jeunes en situation difficile. Oh non, ils ne sont pas « éducateurs », « travailleurs sociaux » ni rien de semblable. Ils sont des gens ordinaires dotés d’une humanité, d’une générosité, d’une tendresse pour autrui hors de l’ordinaire par contre. Certains diront : naïfs, alors qu’il s’agit pour eux de donner un sens à leur vie autrement qu’en pénétrant dans le grand barnum consumériste. Attention, ce ne sont pas des babas-cool.

 

Ils ont aussi été « famille d’accueil », mais je devrais écrire « surtout » au lieu de « aussi ».

 

Ce blog a plutôt vocation à vous décrire nos bonnes trouvailles, souvent dispersées le long de la route qui mène aux clients restaurateurs. Je ne sais plus quel auteur écossais disait en substance : « To any young Scotsman, the road to fortune begins on the highway to England ... ». Pour nous, la pérennité de la Coume Majou passe en France par la rencontre de chefs et de sommeliers prêts à partager nos valeurs et nos aspirations : des vins de terroir, originaux et francs, un peu en marge des circuits de distribution traditionnels, conçus pour accompagner une gastronomie de saveurs vraies élaborée avec des produits de qualité, authentiques et locaux.

 

Vous pensez bien que le carrefour (géographique, pas l’enseigne honnie !) constitué par Valence, entre cette Drôme dauphinoise tellement gourmande, alpine et même provençale dans sa partie sud, et l’Ardèche, ce berceau cévenol, ne pouvait pas être en reste.

 

Quittez l’A7 à la sortie Valence sud, traversez le fleuve et passez sous le Château de Crussol, en direction de La Mastre. Une fois que vous avez laissé derrière vous les dernières habitations de Saint-Péray – dont les vins valent de plus en plus qu’on s’y attarde, notez bien – la route commence à grimper en virelots serrés vers un chemin sur la droite indiqué « La Fauterie ». Quelques centaines de mètres plus haut, à l’intérieur d’un lacet, une pancarte en bois renseigne : « Combette ». C’est là.

 

C’est là que vous attendent des chiens, un cochon indochinois en liberté peu surveillée, des poules qui nichent la nuit dans un épicéa depuis que Goupil a croqué l’une des leurs, des chats en pagaille, des chèvres et des brebis. C’est là que Mireille vous accueille, et vous fait – très savoureusement  et en y consacrant beaucoup de temps – une cuisine aux accents bretons et d’ailleurs. C’est là que Polo répare et retape tout ce qui roule, vole (il est fanatique d’ULM), sonne, copie, retransmet .... Dans une autre vie, il était technicien en burotique.

 

Le gîte lui-même est construit à même le flanc de la montagne, donnant naissance à une paroi au rocher apparent. Le lit est à baldaquin, oui madame, et le matelas très confortable. La Civale dort ici comme un loir. Il faut dire que nous y arrivons fatigués, par la route et par le challenge que constitue à chaque fois la présentation des vins du domaine dans un nouveau restaurant de très bon niveau.

 

Le coq fait son travail dès le point du jour, mais il ne réveille personne que lui-même et sa basse-cour. Le petit déjeuner, sur la terrasse face au versant rhodanien du massif du Vercors, vous remplit de galettes de sarrasin, fines, fines, fines, et de gâteau au pralin, en plus de la boulangerie tartinée des confiotes maison.

 

 

L’étape est reposante, le contact humain

vous redonne confiance dans notre espèce

et le kir ardéchois, ou le gros rouge du coin

(complété de nos flacons pour l’occasion)

réchauffent le coeur.

Salut à vous, Mireille et Polo,

et bravo pour la vie que

vous entretenez tout autour de vous.

 

 

COMBETTE

Chemin de la Fauterie

F- 07130 Saint-Péray

T° : 04 75 40 34 97

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Luc Charlier (mercredi, 09 octobre 2013 09:19)

    Voici le mail que m’envoient les « tenanciers » de COMBETTE, en substance :
    « C'est avec beaucoup de plaisir que nous avons lu votre magnifique texte! Que d'éloges ; j'en suis toute rouge! Nous avons demandé à Yann, notre fiston, de rajouter le lien pour accéder à votre site sur celui de notre chambre d'hôtes, autant pour la qualité de votre vin que pour l’apéro « spécial pour moi » (NB = notre Rivesaltes grenat). Dommage que j'ai raté votre venue la dernière fois.

    Au plaisir de vous revoir
    Amicalement,
    Mireille (et Polo) »

    Je ne peux m’empêcher de le reproduire ici.