BILLETS

mer.

16

mai

2012

JE ME PRÉSENTE : POUJADE , .... LÉON POUJADE

Tiré de "Pritchett Cartoons" (© John Pritchett) Tiré de "Pritchett Cartoons" (© John Pritchett)

 

 

 

 

Je ne peux m’empêcher, ayant pillé une fois encore le blog de

Jim Budd où j’ai trouvé ce « cartoon », de faire un petit commentaire corporatiste.

 

 

 

 

Je ne pense pas que le but de la viticulture, en France ni ailleurs, consiste à maintenir à la vigne le plus grand nombre possible de travailleurs – qui souvent regrettent d’ailleurs d’avoir dû choisir cette voie – mais bien de permettre à ceux qui ont choisi délibérément d’y rester (d’y venir ?) de le faire dans des conditions décentes.

 

Il paraît que 15 € HT départ cave la bouteille serait le prix de revient MAXIMUM pour du vin, quelqu’il soit. Je ne sais si c’est exact et peut-être quelques cas extrêmes peuvent-ils dépasser cette somme : cadastre très cher (Montrachet, Montalcino ....), vendanges par tries successives (TBA, Eiswein ....), approche hyper-super-biologique (tout aux ciseaux à ongles et à l’infusion d’orties de printemps), rendements ridiculement bas (Vallée de l’Agly p.e.). En tout cas, en vendant à 15 € HT aux grossistes professionnels, on doit pouvoir couvrir les frais, au moins pour la cuvée en question.

 

Mais cela ne suffit pas toujours à couvrir les pertes encourues pour toutes les autres bouteilles vendues à un prix scandaleusement bas.

 

Récemment (ICI), je m’indignais de ce que l’organisme chargé d’assurer la promotion de nos vins, et notamment à l’étranger, acceptait de promouvoir un marché où l’acheteur – britannique – proposait un prix maximum de 2.50 € pour toute une série d’AOP du sud de la France.

 

Un bon client de Christine – sympathique de surcroît – a retenu plusieurs de nos vins pour des restaurants qu’il possède dans l’hexagone, au prix de notre tarif restaurateurs usuel. Il exporte aussi du vin de France vers toute une série de destinations. Dans ce cadre, il a déploré « que nous n’ayions pas des cuvées à 2,50 € HT ».

 

Je pense qu’on vit vraiment dans l’absurde. Le vin n’est pas une denrée indispensable à la survie – sauf pour nous, les vignerons, et quelques rares poivrots invétérés. On peut donc, soit s’en passer, soit attendre pour en consommer qu’on ait de quoi en boire du bon.

 

Après, la vérité se situe entre 2,50 € HT départ la bouteille, qui ne couvre JAMAIS les frais, et 15 €, qui les couvre toujours.

 

Si vous m’avez lu, acceptez que très peu de collègues vous grugent, que beaucoup consentent d’énormes efforts voire même des sacrifices pour vous proposer du bon vin mais qu’il faut que nous ayions au moins une petite marge bénéficiaire. Achetez votre vin chez les cavistes sincères à la marge juste, ou bien commandez chez nous, les vignerons, en direct.

Arrêtez de vous fournir dans la GD ou les grandes surfaces franchisées du vin. Elles causent la perte des petites propriétés et font le lit de l’agro-alimentaire.

Enfin, tout en réalisant les frais de fonctionnement énormes qui pèsent sur la restauration, donnez votre préférence aux maisons qui tentent d’équilibrer leur budget autrement qu’en multipliant par un facteur démesuré le prix de la bouteille sur table. Bizarrement, ce sont rarement les tables haut de gamme qui margent le plus sur les boissons.

 

A votre santé !

 

 

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mer.

16

mai

2012

ET HOP : UN PETIT COUP DE CASTELNAUDARY

Le magret au miel des Dodines: bien servi ! Le magret au miel des Dodines: bien servi !

Demain, c’est le

jeudi de l’Ascension.

Normal me direz-vous, aujourd’hui on est mercredi ... et trente-neuf jours

après la Pâque.

C’est vrai.

 

 

 

Mon problème, vu mon prénom, est le suivant : 

« ... Il les conduisit jusques en Bettanie, leva les mains et les bénit

Une fois que ceci fut fait et cependant qu’il les bénissait,

                                          il s’en éloigna et fut enlevé au ciel

Après l’avoir adoré, eux firent route dans la joie vers Jérusalem

Où ils passèrent beaucoup de temps au Temple, en louanges et en prières ... »

(Luc, traduction personnelle *)

 

Eh oui, vous avez bien lu, on va en Bettanie ! Et c’est pour cette raison que la RVF ne paraît jamais cette semaine-là.

 

Par contre, Gigi - vous savez, la copine à la soeur à Christine (voir ICI) - va avoir beaucoup de taf aux Dodines durant ce pont. Il nous faut lui livrer du vin. En effet, les plaisanciers du Canal du Midi vont dévorer moult cassoulet, souris d’agneau, entrecôte et .... magret de canard au miel. Mon illustration vous montre de quoi il s’agit.

 

Et il vont boire beaucoup de vin de la Coume Majou, des trois couleurs, et du vin doux aussi. Etant donné que beaucoup de ces bateliers arborent fièrement une casquette de capitaine, même s’ils l’enlèveront pour aller à la messe, je leur propose ma cuvée L’Eglise de Coume Majou : c’est en somme mon

« vin de Messe des Officiers ».

 

Donc, délaissant son strider, Christine est présentement en route pour le Lauragais.

 

 

Demain étant un autre jour - Morgen ist auch ein Tag

nous ferons je crois avec Alice l’ascension des Monts et Merveilles.

Nous le lui avons promis.

 

 

 

* eduxit autem eos foras in Bettaniam et elevatis manibus suis benedixit eis

   et factum est dum benediceret illis recessit ab eis et ferebatur in caelum

   et ipsi adorantes regressi sunt in Hierusalem cum gaudio magno

   et erant semper in templo laudantes et benedicentes Deum amen

 

   (Luc 24, 50-53)

 

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mar.

15

mai

2012

TAIS-TOI, AVERELL

Te gusta la tortilla, Gringo ? Te gusta la tortilla, Gringo ?

 

 

J’aime les « pastéis de nata », nous le savons sur ce blog (voir ici).

Ce soir, Christine voulait m’en préparer un « GRAND »,

suivant la même recette mais de la taille d’une tarte pour 6 personnes,

utilisant une pâte feuilletée toute prête du commerce.

Merci Christine.

 

 

Comme vous voyez, ce fut une réussite .... sauf que,

voulant saupoudrer de CANNELLE la préparation avant même la cuisson

– ce qui me laisse d’ailleurs interdit – elle s’empara par mégarde

du flacon de .... CAYENNE, posé sur la même étagère et d’aspect similaire.

Les Varilux®, ce n’est pas encore tout à fait au point !

 

Tais-toi, Averell !

Elle a transformé mon savoureux pastel lisboète en tortilla Tex-Mex,

version Tijuana bien hot. Caramba : la présence de la cannelle, qu’elle a rajoutée par dessus sans trop de ménagement, se fait bien sentir. Mais le feu du piment vient après, plus tard, insidieusement.

 

J’en ai les conjonctives toutes injectées, la muqueuse nasale humide

et j’éternue en quintes prolongées.

J’anticipe avec appréhension le réveil de demain matin : pauvre raie !

 

 

NB: histoire rigoureusement authentique !

 

 

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mar.

15

mai

2012

IL N’Y A PAS QUE LA FILLE

Go, Kreekry B. Goode ! Go, Kreekry B. Goode !

 

Mon billet précédent vous présentait un des exploits sportifs de la fille aînée de Christine. Elle est aussi une ancienne adepte de pentathlon moderne.

Il faut dire qu’avec un père chasseur acharné, une mère à cheval sur les principes,

une enfance qui a nagé dans le bonheur

et un goût pour les films de cap et d’épée,

il ne lui restait que la course comme discipline à travailler. Or, tout ce qui est très sportif lui plaît.

 

 

 

Christine – que vous admirez cette fois en pleine action – a subi à la fin de l’hiver une petite intervention que je vous ai déjà contée (voir ICI). A présent, sa phlébologue – qui courait à Millau aussi – l’a mise en garde contre les efforts violents, surtout en cas de grosse chaleur, mais l’incite à prendre un peu d’exercice néanmoins. Moi également.

En outre, la recherche incessante de bons restaurants la force à aller porter de plus en plus loin la bonne parole ... et les échantillons de nos vins, entraînant des déplacements en voiture néfastes au bon drainage veineux.

 

Enfin, sa fille cadette est éducatrice de sport et l’a convaincue que le trotteur elliptique représente un type d’effort très doux pour l’ossature, excellent pour les muscles et parfait au plan cardio-vasculaire. C’est aussi mon avis.

 

Nous avons donc remis en service, dans un coin reculé de la cave qui ne sert qu’au moment des vendanges, une série d’instruments de torture. Je vais également y rebrancher deux baffles, un vieil ampli et une platine de lecture :

 

«  Deep down Corneillana close to Perpinyans
Way back up in the woods among the evergreens
There stood a small cabin made of concrete and wood
Where lived a country girl named Kreekry B. Goode
Who never ever learned to read or write so well
But she could ride the Strider just like a ringing a bell

Go go
Go Kreekry go
Go
Go Kreekry go
Go
Go Kreekry go
Go
Go Kreekry go
Go
Kreekry B. Goode .... “

 

 

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mar.

15

mai

2012

MILLAU, LE PONT, LES TARIFS

Au coeur de l'action (Photo: © Nathalie Martinez) Au coeur de l'action (Photo: © Nathalie Martinez)

 

Pas moins de 13.500 coureurs ont participé ce dernier week-end au demi-marathon de Millau, le deuxième du nom.

 

Pour la petite histoire,

le Kényan Lawrence Rotich et

le Burundais Onesphore Nkunzimana ont remporté l’épreuve ex-aequo, parcourant les 23,7 km

en 1 h 21 min 3 sec.

La première fille,

Margaret Waithera,

 a mis 1 h 27 min 6 sec et se classe 13ème au général.

Elle vient aussi du Kénya.

 

 

 

Nathalie Martinez, l’aînée de Christine, et son compagnon, ont mis 2 h 20 min ensemble, donc 1 h 10 min chacun : ils sont les vainqueurs moraux de l’épreuve.

 

Le Pont me rappelle une foule de souvenirs .... de quand il n’existait pas encore .

. J’ai mis deux heures un beau jour pour effectuer la descente du Causse vers le Tarn et puis la remontée, derrière un camion de paille et sa remorque, chargés à ras bord.

. On mangeait d’excellents ris d’agneau persillade dans les petits restaurants situés au tournant de la D 809 qui serpente au centre ville.

. C’est dans la montée que j’ai entendu pour la première fois « Les Sénégalaises » de San Severino : j’ai noté au vol les références du CD, tout en surveillant la route.

. Il y a quelques années, arrivés tard à l’hôtel à Millau, Christine et moi avons rangé le pick-up au fond du garage et la remorque à côté. Le lendemain matin, voulant atteler, une des roues de la remorque s’est affaissée net, axe et roulement de roue totalement détruits ! Nous aurions pu perdre la jante en pleine descente. En effet, vers Béziers, nous avions attribué une forte odeur de métal brûlé à des Ferodo de poids lourd au bout du rouleau. Ensuite, notre équipage avait consommé beaucoup plus que d’habitude – je parle du gasoil pour le moteur, pas des occupants. Je pense a posteriori que le roulement de roue s’est grippé à ce moment-là et que je l’ai « forcé » des kilomètres durant.

 

Au moment de l’inauguration du viaduc, début 2004 – Jacques Chirac coupait le cordon – il en coûtait 4,90 € (tarif hivernal) à une berline pour s’éviter la fastidieuse plongée. Maintenant, la vacancier estival doit débourser 8,60 € ! La société Eiffage – des bienfaiteurs comme chacun le sait – a financé seule les 394 millions d’euros de la construction et sera concessionnaire pendant 75 ans. La clé de réactualisation des tarifs a été déterminée par le contrat passé avec l’état français. Voir ICI, site officiel du pont.

Vous aurez compris que j’emprunte – si on veut, je le loue en fait ! – assez souvent le viaduc mais que je ne me régale pas forcément de cet arrangement. Libre à moi bien sûr de choisir une voie alterne, elle existe.

 

Pour terminer sur une note plus souriante, vous pourrez boire

les vins du Domaine de la Coume Majou au Restaurant l’Estanco,

où Jean-Christophe Carzola et son équipe

ont fait très bon accueil à Christine.

L’établissement se spécialise dans le poisson et les fruits de mer.

Normal, un certain Philippe Cazorla tient une belle poissonnerie

à Millau-même et on se fournit dans la famille ...

qui s’occupe de marée sur le port de Sète.

 

Allez, traverser le Tarn, à présent, ce n’est plus la mer à boire !

 

 

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lun.

14

mai

2012

BRAVO LAURA

 

La France

s’est choisie

une magnifique

porte-drapeau

pour les prochains

Jeux Olympiques

d’Eté, l’épéiste guadeloupéenne Laura Flessel

(ép. Colovic).

 

 

 

Elle y participera à ses cinquièmes Olympiades ! Or, en escrime, on se qualifie exclusivement sur base des résultats récents et non suite à la décision d’un quelconque groupe de comitards endimanchés.

 

A 40 ans, mère d’une fille de 11 ans, la multi-médaillée olympique (2 ors, 1 argent, 2 bronzes) et sextuple championne du monde est un exemple pour tous. On passera aux "pertes et profits" un contrôle positif à la nicéthamide en 2002, produit légèrement stimulant connu du grand public sous le nom de Coramine®, pas de quoi fouetter un chat.

 

Avant elle, seule Marie-Jo Pérec et la sympathique "Kiki" Caron avaient eu l’honneur de porter le drapeau, parmi les athlètes féminines.

 

Ayant suivi les compétitions féminines d’épée, j’ai eu l’occasion de la voir à l’oeuvre à plusieurs reprises. La dernière fois, elle revenait d’une longue absence des pistes. C’était à la salle des sports de Rodez, il y a 3 ou 4 ans, où elle était opposée en finale à une des meilleures Françaises dans un tournoi du circuit national. Elle y a perdu avec le sourire, manquant encore un peu de rythme à ce moment-là.

 

On ne peut pas dire qu’elle représente l’idéal de l’escrime « classique » à la française : elle se met en garde très bas sur ses jambes, la jambe droite (elle est gauchère) très effacée derrière elle et tient la main armée fort basse. Elle aime à « piquer » ses adversaires en les surprenant de loin, ce qui lui a valu son surnom de « guêpe ». Mais sinon, son habileté, sa vista, son sens de l’à-propos, son énergie, sa vivacité, ses qualités de compétitrice et son goût du panache en font une concurrente redoutable. En plus, elle dégage une impression de grâce et de félinité superbes. Elle accepte la défaite avec dignité et gagne avec enthousiasme. 

 

 

Récemment, elle a déclaré au cours d’une interview que peu de

porte-drapeaux avaient su conquérir l’or au moment où ils assumaient

cette responsabilité et que donc un beau challenge s’offrait à elle !

Elle a peut-être perdu un rien de la vivacité qui la caractérisait il y a seize ans, lors de ses premiers triomphes, mais l’ambition semble bien intacte.

 

BRAVO LAURA !

 

 

 

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lun.

14

mai

2012

ALISON, ARMAND, CHRISTOPHE, VÉRONIQUE & Co

Een "zuivel" Troïka Een "zuivel" Troïka

 

 

 

 

 

 

 

Alison,

Armand,

Christophe

en Véronique,

allemaal voornamen

voor de samenstelling

van mijn

foto van de dag.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alison is een Schotse ... die op de rijpe leeftijd van 3 jaar in Overijse is komen wonen.Watte ?

Ja, ja, in Overijse, en op relatieve korte afstand van mijn huidige wijntransportbedrijf, Trans-Charlier (geen familie van ons maar wel charmante mensen). Na veel vijven en zessen runt zij nu de enige organische geitenkaasboerderij in de

Tarn & Garonne, de “Chèvrerie des Chênes” te Bonnanech, een gehucht van Monclar-de-Quercy, op zo’n 20 km van Montauban.

 

Armand is niemand anders dan de bierbrouwer van “Drie Fonteinen”, één van de top geuze- en kriekstekerijen, te Beersel. Ik heb hem een tiental jaar geleden leren kennen nadat ik zijn productie ontdekt had bij de levendige “Française” die de toenmalige bazin was van wine-bar “Un des Sens” bij het Flageyplein in hartje Elsene. Wat vindt U van deze - lange - zin?

Sedertdien kan ik niet meer zonder - zijn bier, bedoel ik, niet Armand alhoewel hij zelf ook wel aardig is – en ik neem telkens ettelijke “bakken” mee als ik vanuit België naar huis rijd.

 

Christophe is één der zonen van Honoré – de cantusliefhebbers onder jullie weten nog zeker aan welke vervelende aandoening laatstgenoemde lijdt – op Coutellerie Durand in Laguiole, het neusje van de zalm in het vak. Het is met hem dat ik af en toe het ontwerp bespreek van een nieuw mes, alsook de genummerde reeks van 20 die ik ooit voor de “privilégié’s” van Coume Majou heb laten maken. Het hier tentoongestelde exemplaar is een zelfgeschenk geweest ter gelegenheid van mijn 50ste verjaardag, met het heft uit wrattenzwijnenivoor en waarbij de “abeille” met een granaatsteen versierd werd, de typische Catalaanse edelsteen..

 

Véronique is geen Schotse, en zij heeft tot haar dertiger jaren in Thuir gewoond, waar ze destijds een fotografewinkel beheerde. Samen met Alison vormen ze nu de uitbaatstersteam van de kaasboerderij, en heel ander avontuur.

 

Wat een inleiding, precies “Война и Мир” (Oorlog & Vrede), nietwaar !

 

Welnu, bij Armand vindt men ontegensprekelijk de allerbeste reeks bieren en lambieken die er te vinden valt. Zijn kriek – op basis van echte zure Schaarbeekse kriekskes, ofwel van gelijkaardige specimens vanuit Slovenië en aanpalende kontreien – is ongelooflijk maar zo ook is de rest van zijn gamma. Voor wat ons onderwerp van de dag betreft heb ik voor de Oude Geuze geopteerd, samengesteld uit spontaan gegiste lambieken van 3 jaargangen (60 % gerstermout, 40 % tarwe).

 

En ... de kaas ?

Alison en Véro maken een hele reeks kazen, zowel met lactische (melkzure) stremming als met lebstremming, maar tevens niet gegiste verse kaas, jogurt en nu ook .... feta (of a kind).

 

Wat we hier zien is hun laatste “Tome”, de beste die ik ooit bij deze jonge dames geproefd heb. De korst is wit, wit, wit en helemaal ruikloos. Na een aantal dagen (in de koelkast, onder dubbele papierbescherming) ontwikkelt zich een heel dunne laag groene schimmels, die er zo weg te krabben valt. Het “deeg” is zeer licht van kleur en bezit een heerlijke romige geur met een tikkeltje look en bieslook. Er valt bijna geen zout te bespeuren – een kenteken van alle kazen op de “Chèvrerie des Chênes”. Ik denk dat deze reeks tome een bijzonder sukses is, met een perfekt evenwichtige kaas, zowel op smaakgebied als op microbiologisch vlak.

 

Proficiat, les Filles !

 

 

Een telefoonnummer (antwoordapparaat): 0033/5.63.67.92.65

voor al diegenen die naar het Zuid-Westen op vakantie vertrekken.

Er wordt er vlot Vlaams en Engels gesproken, evenals Portugees.

 

 

 

 

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dim.

13

mai

2012

VIANDARD, CARIGNAN ET CAGNARD

 

Nous avons réalisé le 3 avril la mise en bouteille de la version 2011 de notre cuvée La

Loute de Coume Majou.

Comme la demoiselle avait fêté ses 20 ans au cours de ce millésime,

je l’ai baptisée

« Cuvée du Jubilé ». Logique.

 

 

 

Cette fois, la base demeure la vieille vigne de 1922 sur les schistes tout en haut de la Coume Majou, que j’ai complétée par la partie ensoleillée du Rec d’en Cruels, très réduite en quantité cette année mais archi-savoureuse, et par un peu du carignan du Roc Blanc.

 

Je ne trahis pas un secret de vinification en signalant que je sulfite bien mon raisin à l’encuvage (6 gr/hl) et .... très peu par après, tout au plus un petit rajout après les fermentations malo-lactiques. Pour cette cuvée-ci (sans sucre résiduel, sans reste d’acide malique et corsée), je n’ai pas resulfité du tout au moment de la mise.

C’est donc avec intérêt que je l’ai regoûtée ce midi. La planche à découper posée sur la plaque sur feu vous en montre la raison.

 

Un carignan de l’an passé, au rendement inférieur à 10 hl/ha, cela vous donne un peu de couleur .... de la pourpre !

Et un carignan mis en bouteille récemment, sans brusquerie (900 bt de l’heure !), cela vous a du nez : fruit rouge (allant même jusqu’à la fraise des bois), yaourt tout frais ou crème de lait chaud, violette.

En bouche, c’est comme une caresse (presque 15 vol %) et cela ne vous présente aucune aspérité : ça coule ; tout au plus un rien d’accroche tannique en finale.

 

 

Râââ, lovely !

Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce flacon,

qui m’a surpris par sa « buvabilité » depuis le tout début,

dès la malo terminée.

 

 

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dim.

13

mai

2012

COCHON QUI S’EN DÉDIT

 

 

 

 

 

J’avais entendu parler de cette histoire,

ayant mes informateurs dans

le Tarn-et-Garonne (voir ICI).

C’est aujourd’hui confirmé par

« La Dépêche du Midi »,

un organe très à la mode

– cherchez, c’est drôle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un papy de 83 ans a recueilli le 28 février un marcassin de 800 gr, orphelin de laie, au cours d’une partie de chasse. Nourri au biberon, Bamby – c’est son petit nom – pèse à présent 86 kg et vit dans un enclos privé doté d’un abri paillé et d’un bassin, en rase campagne.

 

Peu après le congé pascal, M. Blaise, son protecteur – cherchez à nouveau –

a déclaré : - il est " .... comme un gros chien, c'est une bête très intelligente, et reconnaissante en plus. Pour les gens, il a ses têtes. Mais il n'embête personne".

Effectivement, le porcidé ne cause aucune nuisance.

 

Oui mais voilà, la loi républicaine interdit la détention « d’animaux sauvages » et les gardes-chasse ont prévenu, alors que le maire n’a reçu aucune plainte officielle, qu’ils se verraient obligés d’appréhender l’animal – c’est singulier, mais il n’y a pas de writ « d’Habeas Porcus » en France – et de l’abattre, tout en infligeant une amende au contrevenant qui touche 780 € de retraite par mois, lui et sa femme confondus. Le pauvre homme est cardiaque.

 

Je propose à M. Blaise de m’occuper de son animal.

Si je n’aime pas les sangliers dans les vignes,

j'apprécie par contre beaucoup le marcassin ....

surtout sauce poivrade et accompagné de Loute de Coume Majou.

 

J’en profite pour envoyer un cordial bonjour à Groin—groin,

le sympathique Nicolas de « Bon Vivant » .

 

 

 

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dim.

13

mai

2012

POURQUOI PAS DES HUÎTRES AVEC LA CUVÉE CIVALE ?

Grandeur nature Grandeur nature

 

 

 

 

Parmi les curieux de ce blog, je reçois environ 250 visites par mois en provenance de celui du Taulier,

alias Jacques Berthomeau.

Un billet récent m’a « interpellé » - plus doucement que la milice de Mme Lepen – car il confirmait le goût de nos avant-passés pour les vins liquo-écoeurants du Sauternais en accompagnement des huîtres.

 

 

 

 

 

Je vais d’abord me débarrasser d’un fardeau : je n’ai jamais essayé cette association, ni d’ailleurs avec aucun moelleux/liquoreux/doux, quelqu’il soit. Peut-être le devrais-je, pour parler en connaissance de cause ? Mais les grands chefs ne goûtent souvent pas les plats qu’ils envoient, faisant confiance à leur expérience et à leur imagination. Et Homère aurait été aveugle, suivant des témoins occulaires - oculaires en fait, notre correspondant a raison - si tant est qu’il a existé. Pourtant, il nous a laissé des descriptions ... imagées. Et même le grand Ludwig von était tellement sourd qu’il se croyait sculpteur ! Moi, plus modestement, j’ai associé des odeurs et des saveurs entre elles depuis presque 60 ans maintenant et pense pouvoir les concevoir virtuellement.

 

Demeure la question : que boire sur l’huître ? Ne craignez rien, je ne suis pas un ayatollah du goût – à la Groin-groin – et je vais me borner à vous dire mes préférences, comme une confidence faite à des amis, en confiance.

 

Tout d’abord, cela dépendra et de la « race » de votre huître, et de sa préparation.

Commençons par les huîtres froides, crues, servies « pain-beurre-citron ». Ce dernier est facultatif, ainsi que le poivre. Par contre, je ne comprends pas la manie française de vous proposer du vinaigre, souvent à l’échalotte et parfois même à base de framboise !!!!!

Enfin, j’élimine personnellement et la première eau de l’huître (à l’ouverture du bivalve), et la deuxième qui se forme au fond de la coquille - à la place de la perle – avant qu’on ne la mange, juste avant de trancher le pied. C’est d’ailleurs ce fameux « pied » qui donne le petit goût de noisette : tout le reste est légende. Donc, l’huître crue nécessite un vin sec, minéral, acide pour me plaire. Il peut être peu alcoolisé (archétype : le Gros Plant du Pays Nantais, le Muscadet), moyennement charpenté (archétype : un sylvaner, alsacien ou franconien) ou au contraire « solide » (Chablis, Bucelas, riesling de la région de Vienne). A mon humble avis, meilleure est l’huître, plus le vin doit être neutre. Et plus salée est l’huître, plus le vin doit se faire acide et faible en alcool ... pour qu’on puisse en boire beaucoup. Par contre, l’adéquation entre la région de production du mollusque et la provenance du vin n’est que du pipeau.

 

Ici, nous « touchons » surtout les huîtres de l’étang de Leucate et je vais les chercher sur place. On les paie environ 5 € le kilo (= une douzaine de « moyennes » environ). A part à Métro (équivalent du Makro en Belgique) où je n’ai pas le droit d’entrer et qui ne coïncide pas avec ma philosophie, et chez Auchan - hélas – les particuliers n’ont nulle part accès dans ce département à un poissonnier ou à un écailler digne de ce nom. Je ne dis pas qu’il n’en existe pas, mais ou bien il n’ouvrent qu’un nombre ridiculement limité d’heures par jour et de jours par semaine, ou bien ils sont affreusement chers, ou bien ils n’offrent qu’un choix très restreint. Souvent, ils combinent les trois inconvénients. C’est la honte de ce coin pourtant maritime, méditerranéen et portuaire. Les rares chefs qui travaillent le poisson frais se fournissent tous auprès des « petits bateaux » de Port-Vendres (en direct à l’arrivée au quai ou par un intermédiaire) ou bien à la firme hollandaise citée. La grande majorité des autres choisissent le

« frais à – 38°C », le matin, sans Béatrice Dalle ! Ils ne me voient jamais deux fois dans leur gargote dans ce cas.

Et à Leucate, l’huître séjourne généralement dans un vivier d’eau courante depuis le matin, soit qu’elle ait été « poussée » dans l’étang lui-même – ce qui est rare – soit qu’elle soit arrivée en camion frigorifique de l’étang de Thau, la fameuse « Bouzigues ». Ces deux-là sont identiques ou tout le moins semblables, et assez salées. De mai à juillet, elles sont très laiteuses mais parfaitement consommables aussi, même si ce n’est pas du goût de tout le monde.

 

Après vous avoir dit ce que je pensais des accords qui marchent, je ne vous cache pas que c’est souvent ma propre production que je déguste sur l’huître de Méditerranée. Pourtant, elle me coûte plus cher en « matières sèches » que beaucoup de bouteilles de Gros Plant ou de Muscadet vendues pleines en GD, prix de revient du vin qu’il y a dedans NON compris en ce qui me concerne.

 

Et comment se comporte notre Blanc de Coume Majou, Cuvée Civale 2011 ?

Tout d’abord, il a été élaboré à cette fin, principalement : je le destine surtout aux fruits de mer et aux poissons grillés ou marinés, du type de la dorade, du bar, de la sole, de la barbue ....

D’une jolie couleur jaune brillante, au nez d’emblée ouvert et franc, mais sans exubérance, et surtout à la bouche de volume convenable mais sans excès

(13 degrés, pas de sucre, pas de bois, pas d’oxydation), sans la moindre trace d’amertume en finale.

Cerise sur le .... bigorneau, on n’a pas rajouté de sulfite à la mise

(SO2 libre indosable, < 5 mg/l) et vous n’aurez pas mal au crâne, même en exagérant avec modération. Enfin, la belle bouteille élancée et son bouchon en verre sont een streling voor het oog  (une « caresse pour les yeux », ce qui ne veut pas dire grand chose).

 

Pour les huîtres plus fines, on peut se permettre des vins plus charpentés et moins acides : je vous en laisse le choix – je ne vais pas faire la pub de la concurrence en plus !

 

Enfin, si vous les cuisinez, l’accord se fera d’avantage avec le mode de préparation. Moi, je me limite à deux ou trois recettes :

. un jus court associant la deuxième eau de l’huître, un vin blanc (effervescent ou tranquille), de la crème, un rien de ciboulette et hop ... sous la salamandre. Vous poivrez au moment de servir (poivre blanc ou un soupçon de Tsechouan). Même vin que pour la sauce.

. en « soupe » contenant une tisane (verveine, tilleul, camomille ... au choix), un rien de matière grasse (beurre, huile d’olive, huile de sésame ...), de l’oignon jeune et .... des baies de goji. Mais j’ai piqué cette subtilité à Inada (© Saburo Inc.). Pas de vin en accompagnement ou bien du château Chalon ou une Manzanilla Passada bien sèche.

. en friture : avec un très bon Single Malt moyennement tourbé et bien réduit à l’eau. Voir ma recette en ANNEXE.

 

 

L’avantage d’habiter près d’un bassin ostréicole (on dit aussi conchylicole)

est que l’huître cesse d’être un produit de luxe : 

9 individus font une ration qui vous coûte moins cher qu’un steak

tout en proposant des protéines de qualité, du sel en excès, du cadmium, du plomb, de l’algue verte toxique et .... suffisamment de coliformes

pour prévenir de la constipation !

Nous en faisons une consommation assidue.

 

 

 

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sam.

12

mai

2012

UN PASSAGE DE FLAMBEAU RÉUSSI

Le Mas des Baumes, côté cour et côté jardin, avec Laurent Szostak (et son ex-patron) en médaillon Le Mas des Baumes, côté cour et côté jardin, avec Laurent Szostak (et son ex-patron) en médaillon

Une journée faste,

malgré mon petit

coup de gueule

grognon sur la fin.

En effet, nous allons faire le récit de la journée à

rebrousse-poil : elle fut héraultaise en totalité.

  Sur le chemin du retour, j’entends massacrer

(Nostalgie est l’émetteur responsable de cette mise sur les ondes ) une de mes chansons préférées de Serge Gainsbourg, la Javanaise.

Et par qui ? Par un individu pourtant doué d’une belle voix, capable de chanter en plusieurs langues. Il l’interprète version Bel Canto, sur un rythme lent et pompier, pire que si c’était Guy Marchand, avec des orchestrations menthol-vanille épouvantables.

 

 

En plus, le monsieur est un fraudeur du fisc de première catégorie, un geignard comme pas deux et fut un pote de Jean-Philippe Smet : tout pour me plaire.

Vous aurez reconnu M. L Pagny.

 

Cela n’a pas suffi pour me gâcher la journée. Nous sommes allés en fin de matinée livrer un client qui nous tient à coeur depuis le début. Or, il faut en avoir, du coeur, pour le dénicher, puis pour y monter. Je vous explique : vous quittez Montpellier par la route de Ganges – c’est facile, il n’y a qu’à suivre le tramway. Quand vous arrivez à hauteur de Notre-Dame de Londres, commencez à faire attention, d’autant que la beauté du paysage de ce piémont du Pic Saint-Loup distrait constamment le conducteur. Vous devez suivre « Ferrières-les-Verreries », ainsi appelée car le sable (silice) du sol, la présence de bois pour fournir le combustible et l’impossibilité d’autres activités dans cette garrigue déserte avaient transformé la zone en grosse productrice de verre. On trouve d’ailleurs encore de nombreux vestiges de cette activité d’antan, bien mis en valeur sur plusieurs sentiers balisés.

 

Christine m’avait donc offert un séjour de 24 heures au Mas des Baumes

– car c’est de cette belle propriété qu’il s’agit - pour fêter mon anniversaire en 2010. On avait eu droit à la plus belle chambre (un petit gîte en fait) et le repas du samedi soir avait été préparé « à quatre mains » - comme les premiers accouchements que j’ai eu le bonheur de faire sous la conduite experte du Dr Greindl ... fin 1980 – par le chef Eric Tapié et son second, Laurent Szostak, qui travaillaient à l’unisson. Depuis lors, M. Tapié est allé ouvrir un autre restaurant dans l’Océan Indien, laissant en toute confiance les clés à Laurent et à sa femme.

 

Et alors ? Alors, hormis la « patte » qui sera forcément parfois un peu différente, pour moi rien n’a changé. Le cadre reste aussi somptueux – la partie hôtellerie s’est même enrichie de deux dépendances entièrement rénovées pour servir de gîtes « moyen séjour » (à la semaine). L’accueil reste à la fois chaleureux – on retrouve de temps à autre Monsieur Tapié père qui vient donner un coup de main ... et sans doute faire son rapport au fiston – et professionnel. On se sent bien d’emblée, même en tant que « fournisseur ». Et puis, on y mange toujours aussi bien. Comment est-ce que je le sais ? Nous avons joué au « uninvited guest » ce midi.

 

Comme je l’ai déjà répété 20 fois, je ne suis pas critique gastronomique et les longues descriptions alambiquées des plats ne sont pas mon fort. Je vais simplement vous dire que, une fois de plus, je souhaitais du poisson. Nous avons reçu – et le terme est propre car je ne l’ai pas retrouvé au moment de l’addition, même en cherchant bien avec la serveuse, aussi atttentive que moi – un magnifique filet de bar (deux en fait) « en barigoule » comme on dit chez nous, ou bien « à la barigoule ». Il en existe plusieurs variantes mais, en gros, cela signifie accompagné d’artichauts revenus dans l’huile d’olive avec des petits oignons jeunes et – souvent mais pas obligatoirement – du fenouil.

 

Une chose qui change, par contre, c’est la carte des vins. La femme du chef l’a prise en main et « la fait tourner ». Nous avions l’habitude de fournir de l’Eglise de Coume Majou, version 2006, la Cuvée Miquelet et notre Maury. A présent, ce sera le Rosé de Coume Majou 2011, l'Eglise en 2008 (plus "Majou" que l'autre millésime, avec un peu plus de grenache et au gaz carbonique moins présent) et le nouveau VDN Rivesaltes, le Grenat de Coume Majou 2010.

 

Si vous souhaitez un week-end de plénitude sereine, de belles balades et de gastronomie dans la région du Pic, en amoureux ou en famille, je pense que c’est vraiment là où vous devez poser vos valises. En plus, le calme y est total et la pollution lumineuse inexistante la nuit : emportez votre téléscope si vous êtes des astronomes amateurs.

 

Reprenant le « flash-back » du court métrage de la journée, on se retrouve sur le coup de dix heures du matin avec M. Y Kherachi, le sommelier responsable des caves des frères Pourcel, qui nous reçoit deux fois l’an au Jardin des Sens, à deux blocs résidentiels du quartier du Corum de Montpellier. Nous avions eu le bonheur d’être « vigneron du mois » à la fin 2010 et de voir notre Eglise de Coume Majou 2006 figurer sur le lunch de midi en novembre et en décembre cette année-là.

 

A présent, vous trouverez à la « grande » carte

et la Cuvée Civale 2011, le Blanc de Coume Majou 100 % macabeu,

dans son élégante bouteille allongée au bouchon en verre,

et La Loute de Coume Majou 2010, issue de carignans presque centenaires !

 

En somme, comme avec l’ami Ricoré,

ce fut une TRÈS belle journée !

 

 

 

 

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ven.

11

mai

2012

MODESTE CONTRIBUTION ...

 

 

 

 

 

 

... pour tenter de sortir

le peuple cubain de sa misère,

ou comment se donner bonne conscience.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photo fut prise aujour'hui vers 20 heures sur la jetée de Collioure.

Je vous souhaite la bonne nuit, dans les volutes de Pilar del Rio.

 

 

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ven.

11

mai

2012

UN VRAI « POST » GOURMAND

Bob attend devant l'entrée: quel style ! Bob attend devant l'entrée: quel style !

 

Voilà ce que j’ai lu sur le site de « L’Internaute »,

qui publie des informations sur les restaurants et des commentaires venant de clients. Il s’agissait d’une table prestigieuse en Savoie et dire laquelle exactement n’apporte rien de plus à mon sujet :

 

 

 

 

« C'était notre Noël car encore pas assez d'argent pour une Porsche Panamera : ... choix des vins hallucinant, saveurs inoubliables, on était au petit salon comme chez nous. 464 € de bonheur à deux ! Le 04 décembre 2011 »

 

Je ne ferai pas de commentaire, vous laissant savourer l’intérêt de ces considérations venant d’un certain E.M dans la région parisienne ....

 

Il est très difficile de tenir, gérer et faire vivre un bon restaurant. Toutefois, certains y arrivent fort bien, heureusement. Pour ma part, je distingue trois types d’établissements où j’aime à m’asseoir, et puis une quatrième catégorie, la plus fréquente, qui ne m’intéresse nullement : les mauvais restaurants. J’ai la chance de ne pas en compter un seul parmi les clients que Christine a sélectionnés et puis a su convaincre de retenir nos vins.

 

Le premier type se fait rare, mais il existe. Je dirai qu’il s’agit de vraie cuisine familiale, comme ma grand-mère la faisait : des plats apparemment simples, souvent mijotés, réalisés avec des produits frais et de qualité et généralement largement servis, souvent avec une « repasse ». C’est comme cela que je cuisine moi-même. La différence avec un vrai chef, c’est qu’eux sont capables de préparer et d’envoyer en même temps quarante assiettes différentes de ce niveau, alors que moi, six ou huit, dix tout au plus, et toutes identiques, avec la même cuisson, constituent le grand maximum.

 

Le deuxième type se multiplie pour le moment, mais sa survie est parfois éphémère et il constitue un phénomène de mode. Il plaît aux people 

(dites « pipol » en France) qui ne vont que là, plus pour se faire voir, par esprit de « collectionneur » et parce qu’ils sont chers. Moi, j’adore cela de temps à autre mais n’ai d’une part pas les moyens pour m’y retrouver tout le temps, ni d’autre part l’envie constante de pénétrer inquiet de ce que je vais y manger, pour ressortir lassé par l’attention que j’ai dû porter à tout. Il s’agit de restaurants qui vous surprennent en permanence par l’audace des associations, la complexité de chaque assiette et même l’incongruité des assemblages. Attention, je ne crache pas dans la soupe – c’est le cas de le dire – mais je ne souhaiterais pas m’y attabler chaque semaine. Notez, cela tombe bien, nous n’en avons qu’une petite poignée parmi nos clients et en outre, tous leurs chefs sont adorables, stuk voor stuk*.

 

Enfin, il y a le troisième type, celui que je préfère : le maître-mot s’appelle chez eux Harmonie. Bien sûr, les chefs travaillent des denrées haut de gamme, bien sûr leur technique est irréprochable, bien sûr ils innovent fréquemment et bien sûr, on y mange mieux que chez soi. Mais ils ne tentent pas forcément de vous « bluffer » et le sentiment qu’on ressent en sortant est souvent – outre le petit ventre tendu et l’alcoolémie à la limite du raisonnable qui incite à laisser conduire Bob** - la sérénité. On y est zen. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que mon adresse bruxelloise préférée appartient à ce groupe : Inada à la rue de la Source.

 

Hier soir, Christine – souvent mon Bob à moi quoiqu’elle ne m’ouvre pas la porte avec beaucoup de style et porte mal mes valises – est rentrée tard de sa tournée. Je n’avais rien mangé depuis la veille sauf mon bol de müsli sans sucre matinal et n’avais pas eu le temps d’aller faire des courses.

Nous avons donc décidé de réserver à la sauvette une table chez notre voisin le plus proche, qui se trouve être un des chefs en vue du département :

Pierre-Louis Marin de l’Auberge du Cellier.

Il dispose en plus d’un Belge comme second et vous connaissez l’adage : « La gastronomie française est la meilleure au monde quand ce sont les Belges qui la font ». Outre cette boutade – c’en est une ! – je sais que le chef apprend ce que sont les chicons, la salade de blé, une farde, une loque à reloqueter, les scaroles, la maquée, le péket, la tarte al djote etc ....

 

Christine empoigne donc le téléphone et Patrick, le sommelier, nous confirme avec enthousiasme qu’on est attendu : un jeudi soir de mai, entre deux ponts, la salle n’est pas pleine à Montner mais il est presque neuf heures quand même. N'empêche, toute l'équipe nous a bichonnés et nous avons fait un repas appartenant à la troisième catégorie, à la carte pour une fois car le menu nous aurait mené fort loin (foie gras, poisson, viande, fromage et dessert) : ça sera pour la prochaine fois.

 

Je répète à l’infini que je ne suis PAS critique gastronomique et ne délivre donc pas des analyses savantes de chaque assiette. En guise de mise en bouche, une soupe de poissons sauvages noyait également comme des pépites d’agrumes : du cédrat, croyais-je, mais il s’agisssait en fait de citron confit.

Nous avons ensuite mangé des légumes de saison – sans artichaut hélas car la Salanque a été dévastée par le gel cette année, jusqu’à l’anéantissement pour certains exploitants – avec de la féta locale (d'une exploitation située à Thuir, dans l’Aspre) et une grecque comme assaisonnement, disait la carte. Pour moi, une « grecque » représente une espèce de vinaigrette contenant du yaourt, qui la rend plus aérienne. Ici, nous avons eu une émulsion très légère où une belle huile d’olive « plus quelque chose » venait simplement rehausser le fromage et la jardinière, sans les matraquer.

Ensuite, je voulais à tout prix du poisson et ce fut du muge, une des nombreuses variétés du mulet en fait, arrivé le matin même de Port-Vendres. Le chef l’a saisi à la poêle et l’a fini au four – c’est lui qui me l’a dit. La peau – filet levé - était craquante et la chair encore tendre et savoureuse. Avec cela, des petits pois nouveaux et ce qu’on appelle des « mange-tout » en Belgique, des pois gourmands ici. Et une purée d’ail doux à se lécher les babines : pour cette dernière, c’est Lili, au Galantin (très beau domaine au Plan-du-Castellet, appellation Bandol) qui m’en avait préparé pour la première fois, « avecque de l’aille provansalleu »!

Ensuite, plateau de fromage impeccable : le département est assez riche à ce sujet, et nous avons eu de la brebis ariégoise aussi. Sur l'assiette, il y a un sens giratoire: Patrick a même mis des panneaux de signalisation nous permettant d'aller du plus léger au plus corsé: merci !

 

Je comptais en rester là, pour satisfaire mon diabétologue. Pourtant, au lieu de l’addition – qui est venue par après, je rassure tous ceux qui savent que je n’ai jamais été un pique-assiette, particularité rare chez un ex-journaliste – on nous a apporté un « schiste » ... Kézako ? Il s’agit d’une pièce montée incroyable, digne d’un équilibriste, et dont on nous a conseillé de croquer toutes les couches en même temps, quitte à faire tomber des miettes sur la table. Moi, quand je peux faire le cochon, vous savez que je n’hésite pas ! Je vous en décris le montage : une assiette sur laquelle on plie une serviette individuelle, pour y mettre une dalle de schiste prélevée un peu plus loin dans la nature ; on n’est pas à Monte Nero pour rien ! On ne mange rien de cela, prenez patience. Ensuite vient une gelée contenant une réduction de Rivesaltes grenat, sur laquelle on installe comme un brownie au chocolat. On y superpose une nougatine et comme une pâte de poire (ou de vanille, ou du fudge) et on couronne le tout d’une fine pellicule de chocolat noir. Ensuite on saupoudre de crumble à la noisette : j’en ai mis Par-Tout !

 

Et le vin, me direz-vous ? Nous n’avons pas fait dans le compliqué. Stéphane Gallet est originaire de Montner, je crois, et nous avons donc choisi un bon blanc de la concurrence : le Côtes du Roussillon (grenache, macabeu) du Roc des Anges en 2010, très adapté à tout ce qu’on a mangé.

 

Zen, vous dis-je, zen !

 

 

 

* veut dire : « tous, autant qu’ils sont »

** remplacer « Bob » par le prénom qui vous convient

 

 

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jeu.

10

mai

2012

SADE ET LACOSTE

 

Comme je ne recule devant rien pour m’attirer du lectorat, j’essaie de vous appâter par le sulfureux auteur pour les intellos, et le petit crocodile pour les fanas de polos.

 

 

Cela me permet aussi de vous fourguer une – très belle – vue sur Lacoste par un jour de ... grand soleil provençal sur le Luberon – sans accent sur le « e » pour plaire à mon ami Michel Smith. Elle sert de pendant au billet posté le 6 mai.

 

Or donc, une certaine Isabelle Simiane lègue en 1716 le Château de Lacoste, dont il reste principalement des ruines à présent, situées plus haut sur la colline et ne figurant pas sur ma photo, à son cousin Gaspard François de Sade.

 

On est à peu près sûr que le Divin Marquis, le petit-fils du sus-cité, y séjourna de 1769 à 1772. Ensuite, revenant de sa fuite en Italie après le scandale de Marseille – il refusait d’employer du savon, ce pur produit provençal, au cours de ses pratiques douteuses – il y passa son temps jusqu’à son emprisonnement à Vincennes en 1777, et encore à l’été 1778 à la faveur d’une de ses évasions.

 

Lors de son plus long séjour (1772), il y fit construire un théâtre de 120 places.

 

A la Révolution – vous savez, celle qui n’a pas aboli les privilèges en France – le château est mis à sac et on en revend même les pierres pour d’autres constructions.

 

C’est Pierre Cardin qui possède et restaure ce patrimoine depuis 2001, et on y tient un festival annuel de musique et de théâtre, ainsi que de théologie et de paléontologie .... le célèbre Pierre-Theillâtre de Cardin bien sûr !

 

 

Plus sérieusement, le « scandale de Marseille », que je vous conterai dans le détail à une autre occasion, avait vu notre Donatien Alphonse François chéri louer des prostituées et les droguer avant de les prendre comme témoins de partie fines entre son valet et lui-même. Cela leur valut à tous deux une condamnation à mort, par contumace heureusement pour eux !

 

 

« Ah, on savait s’amuser en ce temps-là,

pas comme tous ces petits cons qui fument du hakkique ! »

 

 

 

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jeu.

10

mai

2012

ATTENTION : QUI DIT RÉSEAU SOCIAL DIT DOMAINE PUBLIC !

Chevaux Mérens "chipotant" le long d'une route ariégeoise Chevaux Mérens "chipotant" le long d'une route ariégeoise

Ces chevaux Mérens ont 2 mérites à mes yeux :

(i) ils m’ont permis de m’arrêter au bord de la

D 117 pour soulager ma vessie en prétextant de les prendre en photo

(ii) ils illustrent mon billet du jour, pas facile à rendre attrayant visuellement

 

 

 

En effet, nos deux équidés se font des confidences, en aparté : je pense qu’ils médisent de moi, se moquant sans doute de la taille de mon sexe, qu’ils ont quand même aperçu de l’autre côté de la chaussée, malgré l’éloignement.

Bien sûr, c’est facile de faire le fier, quand on est un cheval ....

 

Récemment, un journaliste s’est fait lourder d’une station périphérique suite à des appréciations concernant la compagne de M. Hollande, faites sur Tweeter. Il faut dire que ses propos ne volaient pas très haut, même s’il doit m’arriver de temps à autre de ne guère faire preuve de plus de délicatesse. Christine vous le confirmera avec empressement.

 

Un rugbyman professionnel d’une équipe treiziste a traité, sur le même réseau social, un arbitre de retarded. Il n’avait pas participé au match, étant en « arrêt infirmerie ». Ce n’est pas gentil mais il n’y pas de quoi étrangler un chat. Il a écopé de 2.000 € d’amende de son club en attendant la sanction disiciplinaire des instance sportives.

 

Au-delà du caractère bénin de ces propos, et du caractère anecdotique de ces péripéties, on doit se rendre à l’évidence : les chevaux ne risquent rien à se moquer de moi en privé, tandis que nous tous, devant notre clavier et notre écran – car quand on est derrière on ne voit plus rien – touchons des centaines de personnes (voir des milliers quand on a du succès) avec nos petites bêtises. Moi qui m’efforce de rester courtois, mais émets parfois des jugements très tranchés, discutables et pas forcément « politiquement corrects », je suis conscient du risque pris.

 

Ce qu’on tolère d’un humoriste – sauf si c’est Dieudonné – on ne le tolère plus d’un blogueur, d’un twitteur, d’un face-de-bouqueur ...

Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi.

Quand M. JM Bigard dit : - « Bite », tout le monde s’esclaffe.

Si c’est Mme C. Boutin, elle n’en a pas le droit ... à supposer qu’elle connût ce mot, bien sûr !

 

 

Vous avez remarqué que j’utilise le subjonctif imparfait, qui signe bien entendu le caractère IRREEL de ma comparaison. Les avocats de l’ancienne ministre ne m’attaqueront donc pas pour insolence envers personne connue. Jamais je n’ai pensé qu’elle pût prononcer une telle grossièreté et présente par avance mes excuses publiques à tout lecteur qui aurait mal saisi le sens de ma phrase.

 

 

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mer.

09

mai

2012

KIMAPLU 2012 – N° 7

150 cl de mourvèdre bien mûr 150 cl de mourvèdre bien mûr

 

 

 

 

 

Je sais, vous allez commencer à trouver que je vous

(ca)bassine avec mes cuvées du Domaine Tempier.

J’assume, car j’étais dans une « mourvèdre-drinking mood ». Et, en attendant le mien, autant en boire du bon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cuvée Cabassaou, troisième mise parcellaire du domaine, existe depuis 1987, année de naissance du cadet de mes fils, donc j’en ai. Elle provient d’une partie des restanques de la Tourtine, très en pente, ce qui lui aurait donné son nom en patois, mais je ne sais par quel truchement. Dans la langue de Mistral, les villages ou bien lieux-dits portant le nom de « Cabasse » proviennent généralement de l’italien « casa bassa » (maison basse), comme les Vespa/Piaggio « faro basso ».

 

Bizarrement, alors qu’elle renferme du mourvèdre en grande quantité (95 %), on dit qu’elle contient aussi un peu de syrah (4 %), cepage toléré tout au plus, et un chouia de cinsault. Ne serait-ce pas pour contenter l’INAO ?

Moi, j’en fais une « cuvée mourvèdre », un point c’est tout.

 

Et 1989 fut un phénomène à Bandol, parfois mal maîtrisé par certains, après les moins extrêmes ’86-’87-’88. Il a fait chaud, très chaud, et sec. La maturité était au rendez-vous, les degrés bien là et le plus difficile a été d’attendre, attendre, attendre que les peaux des mourvèdres soient à point, alors que les grenaches commençaient à se confiturer et pleuraient pour qu’on les rentre.

 

Notre magnum, couvert de poussière malgré son déménagement de Belgique vers les P.O., m’a permis d’extraire un bouchon en bon état. J’ai carafé la moitié environ pendant 30 min et nous avons bu cela presque d’un trait, en accompagnement d’une araignée de génisse limousine déjà bien rassie (provenant de la boucherie –charcuterie Ferre sur la D 117 à Lorp-Santaraille, un peu plus loin que le restaurant de Pao Magny), sucs de cuisson déglacés à l’Armagnac, frites au blanc de boeuf et ... d’une salade-mayo, si si !

 

La robe assez dense présentait ses nuances « mourvèdre », tirant sur le marron foncé plus que sur le pourpre. Le vin n’était pas parfaitement limpide – je m’en balance !

Au nez, les arômes secondaires du cépage sont là : cuir de Russie et prune bien mûre, un rien d’empyreumatique. Pas du tout d’évolution vers le sous-bois.

En bouche, belle suavité dans la structure tannique, de l’entame à la finale, mais avec peut-être une acidité un rien trop peu affirmée pour tenir le vin jusqu’au bout .... d’où notre gloutonnerie.

 

Nous l’avons d’ailleurs payé cher, Christine et moi : sieste de deux heures et ... mal au crâne par après. Pourtant, la bouteille n’affiche que 13 vol % - je crois qu’il s’agit d’un  understatement - et nous avons bu de l’eau aussi. Je crains que le sulfitage n’ait été « généreux » - nous le supportons mal - mais surtout que ce genre de vin ne contienne pas mal d’aldéhydes. Et notre foie ne les apprécie guère.

 

Je fais la même expérience malheureuse quand je me laisse aller

à des excès de vieux olorosos ou de Madère.

Heureusement, mon « impécuniosité », endémique depuis que

je me suis installé ici, limite ces occasions.

 

 

PS : 1) j’ai laissé évaporer l’Armagnac de ma sauce, sans flambage

       2) j’ai accordé « payé cher » au neutre, comme une expression figée,

          et non avec gloutonnerie. J’aurais pu.

 

 

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mer.

09

mai

2012

LES AMORIOLES : INVITATION SOLENNELLE

 

 

« Viendez, viendez nous voir :

Liliane et moi soirions très heureux de vous accueillir ! »

 

A la manière de Thierry Le Luron, nous vous invitons solennellement à venir participer à la nouvelle édition des Amorioles,

auxquelles je faisais allusion dans mon billet d’hier (ICI).

Elle a lieu le dimanche 27 mai.

 

 

 

D’ordinaire, le temps du mois de mai est bon chez nous. Il y a deux ans, nous avons eu une Tramontane à décorner tous les cocus de l’Agly – j’en connais quelques-uns – et l’an passé le soleil se la jouait “Kairouan par un beau jour d’août ». Sinon, les 5-6 km de promenade dans les vignes, entre Fenouillèdes et Corbières, sous le regard audois des Seigneurs de Quéribus, constituent un véritable régal.

 

 

Le menu est alléchant, les vins très variés, avec de réelles surprises et la découverte des Maury en vin sec.

En ce qui concerne le Domaine de la Coume Majou, nous présentons notre

Vin Doux Naturel en appellation Maury Grenat, la Cuvée Jolo 2010.

Il s’agit bien entendu d’un 100 % grenache noir, totalement éraflé et vinifié avec contôle des températures. Ceci permet de disposer d’une longue période de macération à froid et de retarder le point de mutage. Nous avons ainsi pu élaborer un vin très tannique, élevé en milieu réducteur et ne renfermant que 85 gr de sucre résiduel par litre, pour un tout petit 16 degrés d’alcool seulement. Nous avons donné la préférence à un VDN gastronomique plutôt qu’à un VDN « sucrerie ».

Il accompagne à merveille le chocolat, mais aussi le foie gras (mi-cuit ou même frais poêlé) et les fromages à pâte persillée.

 

Dans cette balade, nous l’avons positionné sur le dessert concocté par l’équipe de M. Borrell. Vous nous trouverez donc à la fin – in cauda delicium ! – près du kiosque à musique.

 

La dégustation est gratuite bien entendu,

sous réserve d’avoir participé à la promenade.

 

Exceptionnellement, et sur place uniquement, nous offrons la bouteille à un prix promotionnel mini-mini, afin de permettre à tout un chacun de remporter chez lui un souvenir chaleureux de cette journée.

 

En outre, pour ceux qui auront fait le déplacement vers les P.O., je compte ouvrir la cave (à Corneilla) la veille, le samedi 26 mai, pour permettre aux personnes intéressées de venir déguster le reste de notre gamme.

Prière de nous prévenir en appelant le 04.68.51.84.83 !

 

 

Pour tout renseignement :

 

04.68.50.08.54 ou amoriolesmaury@gmail.com

 

 

 

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mar.

08

mai

2012

ON L’A FAIT POUR VOUS

 

  

BALADE GOURMANDE DANS LE VIGNOBLE DE MAURY AVEC LA PARTICIPATION DU DOMAINE DE

LA COUME MAJOU

 

 

 

Me sacrifiant pour mes lecteurs et pour mes clients,

j’ai pris la peine de me rendre dans l’antre de Pascal Borrell

à la Maison du Terroir de Maury

pour « tester » son menu avant de vous le recommander.

 

Un peu de « petite histoire » tout d’abord.

A Maury, il y a les Bons et les Méchants.

Les bons ont leurs vignes sur le finage de l’appellation ET leur cave de vinification aussi.

Les méchants – dont je suis – ont leurs vignes sur le finage de Maury, bien sûr, mais ne disposent pas d’un bâtiment à St-Paul-de-Fenouillet, Maury, Tautavel ou Lesquerde, pour faire simple.

 

Mais c’est plus compliqué que cela. Moi, mes vignes sont situées dans le quartier de Falgueira – plusieurs orthographes possibles – comme le Domaine Majoral ou le Roc des Anges par exemple. C’est à St-Paul-de-Fenouillet mais tout le monde s’accorde à dire que c’est une des meilleures zones pour les vins doux. En plus, il y a très peu de maladies par là-bas. Par contre, certains domaines ont certes des vignes à « Maury », mais situées très loin aux limites de l’appellation : un petit bout de Latour-de-France, la zone de La Plane à Tautavel, Lesquerde et presque Saint-Arnac (vous voyez ce que je veux dire).

 

Ensuite, il y a ceux qui ont reçu une ... « dérogation » ! Ben, oui, quoi : on est en France et les passe-droits sont plus nombreux que la règle en vigueur. Le plus sensationnel est que le passe-droit principal s’applique à une GROSSE coopérative, concurrente de celle de Maury – pourtant super-légitime celle-ci, et de qualité et impliquée dans la vie du cru - et qu’elle élabore du Maury de qualité très quelconque, salissant l’image. Je vous rassure, elle n’est pas présente à notre manifestation.

 

Enfin, pour avoir le droit de présenter ses vins à la Maison du Terroir, et de figurer à la carte du restaurant de M. Borrell, il faut statutairement ... être contribuable dans la commune de Maury même. Or, d’une part je suis fermier et pas propriétaire (ce n’est pas moi qui paie la taxe foncière), d’autre part, Falgueira se situe sur le cadastre de St-Paul, pas sur Maury même. Donc, pas de vins de la Coume Majou à la Maison du Terroir alors que mes vins (doux et secs) se situent très bien dans la hiérarchie qualitative du cru – personne ne le conteste.

Vive la France !

 

Donc, comme le restaurant spécifique du cru n’est pas client, je n’y ai jamais mangé. Il ne s’agit nullement de mesquinerie mais je n’ai déjà pas suffisamment de budget pour aller rendre régulièrement visite à tous mes clients, alors les autres ....

Ce que je peux vous en dire est que M. Borrell était étoilé à son adresse précédente et que Bibendum lui a conservé le macaron lors de son installation ici dans l’Agly. Cela ne saurait donc être mauvais.

 

J’ai participé aux deux premières Amorioles « de l’époque moderne »

(2010 et 2011) et les paniers-repas étaient très convenables à chaque fois. C’est une litote : on s’est régalé.

 

Donc, me voilà l’autre soir en compagnie d’une pléiade de collègues ou de leurs commerciaux – j’ai ainsi pu faire la connaissance rapide de la responsable des ventes du Domaine Serre-Romani de Rivesaltes, une souriante jeune femme venue avec son papa. Celui-ci n’a pas voulu qu’elle me laissât sa carte de visite, sans doute par crainte de ma .... concurrence.

 

Avant de se mettre au travail, nous avons vu gicler sur le carrelage une des bouteilles présentées, sournoisement poussée par le coude du président du cru. Le personnel a nettoyé les lieux promptement ... à la Javel pour nous libérer les sinus frontaux.

 

Nous avons ensuite dégusté, en avant-soirée ambulatoire et dînatoire :

 

. le gaspacho de petits pois à la menthe et sa crème mascarpone au poivre moelleux à souhait, aux arômes de menthe bien marqués et poivré de manière  « énergique ». J’aime cela. Le président du cru aussi, qui a entamé six raviers.

 

. le parfait de légumes et foie gras aux noisettes

il s’agissait surtout d’artichaut, très fondant, et le foie était délicieux, avec de gros cristaux de sel et des brisures de noisette. Accord impossible avec le vin selon moi : j’ai tout essayé. Le président du cru aussi, n’hésitant pas à finir trois bouteilles entières avec une conscience professionnelle louable.

 

. le cannelloni de crabe avec sa bisque glacée au fenouil

le meilleur moment du repas, très fin et au goût de crabe affirmé. J’ai vu que le président du cru en mettait en poche, pour vérifier chez lui ses premières impressions.

 

. le parmentier de canard avec une sauce au Maury et aux échalottes

la sauce était assez acide et il faudra choisir un rouge « solide » pour lui tenir tête ; canard très goûteux. Comme Jack Lang jadis dans les jardins de l’Elysée, le président du cru s’est servi trois fois.

 

. le fromage

je ne l’ai pas goûté, absorbé que j’étais à déguster tous les vins disponibles.

En outre, si j’aime à faire un « pain-vin-fromage », il ne m’en faut pas souvent pour finir un repas copieux : je sature. Le président du cru eut plus de conviction que moi : je l’ai vu mettre quatre fois la main au plateau.

 

. le dessert où bizarrement le crumble aux épices domine les copeaux de chocolat. Mais c’est peut-être le Belge en moi qui parle : du criolos, je n’en ai jamais assez ... et le président du cru non plus !

 

Vous aurez compris que cet essai fut concluant : M. Borrell a préparé un

panier-repas de très bon niveau, qu’il faudra savoir accorder à nos vins.

 

Quant au président du cru, je l’ai rencontré pour la première fois

en 1987 alors qu’il faisait partie de l’équipe dirigeante des

 « Vignerons de Maury ». Nous avons parfois de petites divergences de vue : il me reproche d’être un individualiste – ce qui est vrai –

moi je lui réponds qu’il a gardé un fond de stalinisme – c’est vrai aussi.

Mais je tiens à dire publiquement qu’il est heureux qu’on l’ait à cette place-là. C’est un homme intelligent et dévoué à Maury.

Merci, Bernard Rouby, de ce que tu fais pour nous.

Tu sais que tu as au Domaine de la Coume Majou un supporter ...

 même quand il râle !

 

VENEZ NOUS REJOINDRE NOMBREUX !

 

 

 

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mar.

08

mai

2012

QUIZ DU MOIS

A Paris, à vélo, on dépasse les taxis ... A Paris, à vélo, on dépasse les taxis ...

J’offre une bouteille de 

« Roc Blanc 2011 »

- port non compris –

à celui qui répondra le premier correctement

 à la question suivante :

« À qui appartient la main avec l’alliance sur la photo de ce post ? »

 

 

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mar.

08

mai

2012

LE 8 MAI 1945 : LA FIN D’UNE HONTE

 

Tandis que j’écris ces lignes,

une cérémonie se déroule devant le monument aux morts qui se trouve sur le parvis de l’église

du village. La « Marseillaise » a retenti plusieurs fois.

 

 

En France, le 8 mai est un jour férié.

Est-ce vrai ?

. Oui, depuis que Mitterrand l’a fait rétablir par une loi du 23 septembre 1981. Quelle clientèle visait-il ce jour-là ?

. Charles de Gaulle – par décret, ce qui lui ressemble – avait pourtant annulé le caractère férié le 11 avril 1959. Or, on ne peut lui reprocher un manque de patriotisme. Non, lui, c’était pour plaire aux milieux financiers, qui n’aiment pas payer les salariés à chômer.

. Et Giscard d’Estaing avait même supprimé la commémoration de la « victoire », officiellement dans un souci de rapprochement avec l’Allemagne.

 

Mais que « fête-t-on » ?

La « victoire » paraît-il.

 

Quelle victoire, et à quel prix ?

Le prix des millions de jeunes et moins jeunes qui ont péri pour empêcher que le nazisme ne continue ses abominations. C’est à eux que je pense, et aux survivants de la Shoa et des autres exactions, aux artistes, aux homosexuels, aux tziganes, aux francs-maçons, aux communistes, aux intellectuels de tout poil ....

Mais je pense surtout à la génération des responsables européens des années ’30 qui ont laissé « monter » Hitler (et Mussolini dans une moindre mesure), par crainte des « rouges » et pour continuer à faire tourner l’industrie de l’acier (armes et canons). Honte sur vous tous, qui étiez nos grands-parents, des lâches pour la majorité, ou tout le moins des indifférents sans vision politique ni intérêt pour les générations à venir.

 

Et qui a gagné, in fine ?

La machine industrielle étatsunienne et son fer de lance colonisateur :

le Plan Marshall.

C’est lui qui a rendu l’Europe esclave du capitalisme américain et de toutes les crises qu’il a entraînées : la désertification des campagnes et l’abandon progressif de l’agriculture à échelle humaine au profit de l’agro-alimentaire, l’augmentation exponentielle de la pollution atmosphérique liée à l’hyperindustrialisation et à l’agriculture intensive, l’épuisement accéléré des énergies fossiles, l’invasion de toutes les couches de la société par la drogue et les médications psychotropes, la professionnalisation du sport et tous ses dommages collatéraux, la partition du monde en deux blocs ennemis (dès Yalta en fait) et toutes ses conséquences ....

 

Au niveau moral, l’hypocrisie étatsunienne, son « politiquement correct », son puritanisme de façade, sa fausse piété religieuse, son culte de la performance et du champion, son mépris pour le faible, la minorité et son incurie face à notre planète ont envahi le monde, donnant naissance, ou en favorisant le développement, à tous les extrémismes : un terrorisme prétendument d’extrême gauche, les fanatismes religieux, une lutte des classes exacerbée, les particularismes nationaux ou linguistiques les plus ultimes.

 

En fait, ce que les pauvres GI’s (noirs et/ou issus des milieux populaires dans leur grande majorité) sont venus faire en perdant leur vie sur les plages de Normandie, c’est abattre Hitler bien sûr – je ne suis nullement révisionniste – mais pour installer à sa place la machine industrielle étatsunienne, pas des démocraties indépendantes.

 

Et nous le payons encore toujours à présent.

Plus que jamais : US GO HOME !

 

 

PS : Rappelons aussi, même si cet événement n’a pas la portée universelle de la deuxième guerre mondiale, que le 8 mai 1945 est la date du massacre de Sétif, alors située dans un département français.

 

 

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mar.

08

mai

2012

NOT QUITE “A YEAR IN PROVENCE”

A balcony "with a view" A balcony "with a view"

 

 

Peter Mayle could have told my short story ...

only better of course.

It is all about a swimming pool in the making.

 

 

What you get here is a panoramic view of the Lubéron, as it looks from Bonnieux, including  a “Pink Floyd-like Mont Ventoux” in the back-ground. Yes: obscured by clouds”.

 

Not far from there, i.e. roughly half an hour’s drive in the deux chevaux on humpy-bumpy roads prone to the chance encounter with a Pastis-inebriated indigenous pilot, one of my friends owns a leisure house with a funny swimming-pool. It is square in shape and of limited dimensions – not ideal for swimming – and it constantly leaks. I suppose it is “Made in France”.

A George some of you may have heard of could have written a song about it: “When my old pool gently leaks ....”.

 

While he will keep it as a rain-water reservoir - for his ornamental plants, in case of bush-fire or to any other thinkable purpose, like drowning an enemy – he needs to have it covered up, lest the water would turn foul. This endeavour seems to be quite a challenge, as the works will take many months to reach completion, so local rumour as it.

 

At the same time, his wife happening to be a keen swimmer, and an excellent one at that, he has another swimming pool under construction, but this time to Olympic standards ... in the small, that is.

 

When we were there, a few days ago, the dead-line for testing its impermeability was still set on May 15th. Not one hair on the oiled skin of Mark Spitz  - you remember this dental surgeon with the carnivorous smile who collected seven golds in Mexico, 1972 - believes it will be met. Indeed, we were presented with four breeze-blocks walls, erect all right, but still pretty much nude. The technical room was already finished, with its concrete coating and a lot of incoming and outcoming tubes in all colours and sizes ... but no water connection nor pumps of any kind, let alone filters, heating devices and taps or controls. As for the power, God only knows when it is due to arrive. And we did not see any man at work for the period of time we spent there. Nor has my friend, who is a regular, nevertheless, as well you can imagine.

 

On our way to the butcher – excellent Charolais T-bone, by the way, generously serving four – we stopped at the ... water-meter, to be found some 1.600 m – yes, one mile or eight furlongs if you prefer – below in the valley. Why ? Because the water company declined building a piping any closer to the house. Hence, an underground connection to the property was created, at private costs, through or alongside the estate of three neighbours who had to grant permission. It is also mandatory to make sure at regular intervals that ... it doesn’t leak. In order to do this, my friend now and again controls the status of the meter: if too large a volume of water has been used, this elicits an .... in-depth search for liquid infiltration.

 

Right, we have this appropriate saying in Dutch:

“Leven als God in Frankrijk” – “Happy like God in France”.

So do the Germans, and the Jews as well, I think.

I can quite understand the Germans, but Vichy made things different for the poor citizens of Hebraïc conviction, I’m afraid.

 

 

POST SCRIPTUM

 

Following a remark by Michel Smith, a French wine journalist in semi-retirement (heehee, he’ll react to this one), I want to explain my spelling of Lubéron with an accentuated “é”. My friend always pronounces “Luberon” with a neutral “e” (as “in a corner” in English). I was intrigued and checked on the Michelin map, N° 113: they alternatively spell “Grand Luberon” and then again “Petit Lubéron” ... so I was left unplussed.

Surfing the net, I must confess the “Luberon” spelling is the much preferred one.

Dont acte !

 

 

 

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lun.

07

mai

2012

ON AURA TOUT VU !

Voici un mail reçu le 4 mai dernier:

 

" Monsieur ,

 

Groupe d'amis épicuriens ( restaurateurs, enseignants, traiteurs, commerciaux ) ,

" Les Gais Lurons " , nous cherchons à découvrir de nouveaux produits régionaux. Nous nous réunissons plusieurs fois par an afin de déguster différents vins qui sortent de l'ordinaire. Afin d'élargir notre horizon œnologique, nous nous permettons de nous adresser à vous dans l'espoir de découvrir votre production.

 

Bien à vous,

 

Monsieur Van Der Sypt,

pour '' Les Gais Lurons ''

1, Rue de l'église

02500 Any Martin Rieux "

 

 

  

 

. J'ai répondu poliment pour savoir quel était leur demande ... avec une naïveté désarmante. Lisez à présent la réponse qui m'a été faite :

 

" Monsieur,

 

Merci de votre réponse rapide.

Nous espérons pouvoir goûter ensemble le produit de votre production lors de notre prochaine dégustation. Pour se faire et si vous le désirez, vous pouvez nous envoyer quelques échantillons. Nous n'hésiterons pas à reprendre contact avec vous pour une éventuelle commande.

 

D'avance merci et bonne journée.

 

Monsieur Van Der Sypt,

pour '' Les Gais Lurons '' "

 

. Ma réponse à moi fut indignée : non seulement ces " clubs ", qu'ils soient formels ou non, se prennent pour le nombril du monde et estiment que tous les producteurs leurs doivent des égards, mais en outre ils attendent que nous assumions les frais de port ENORMES que La Poste (un autre service public que le pauvre Monsieur Hollande devra urgemment réformer) nous impose. Voici ma réaction :

 

" Je trouve que vous ne manquez pas de culot ! 

Les vignerons, surtout les domaines récents en quête de notoriété, rament pour joindre les deux bouts. Nos appellations proposent des vins de grande qualité à des prix serrés-serrés et La Poste pratique des prix prohibitifs (10,90 € par bout. dans l'hexagone, 28 € à l'export !).

Les " clubs ", formels ou non, regorgent de gens qui aiment sans doute le vin, mais rechignent à le payer. Vous envoie-t-on des livres " en hommage ", des CD's comme échantillon, du homard ou du caviar pour que vous les goûtiez ?

Je suis toujours disposé à accueillir des gens ici, et me décarcasse pour le faire dans les meilleures conditions, mais votre attente est honteuse, malhonnête et d'une prétention sans bornes. Who do you think you are ?

 

Je publierai un billet sur mon blog relatant cette anecdote.

 

Luc Charlier

Domaine de la Coume Majou "

 

 

Je pense qu'il va me falloir créer une nouvelle cuvée :

 

La Cuvée du Pigeon de Coume Majou !

 

 

 

 

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lun.

07

mai

2012

SOMETHING STUPID ....

1969 1969

 

 I know it may sound stupid, but some souvenirs keep haunting us and serve as milestones

 to our existence.

Recently, I mentionned the nick-name “Mino”

to a wine enthusiast.

He went : - “Huhh ?”

 

 

 

 

Well this very same Giacomo will turn SEVENTY years of age

 on the 16th of June this year.

  

Yes, Ago will be seventy. My goodness !

 

 

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lun.

07

mai

2012

FAUTE AVOUÉE EST À MOITIÉ PARDONNÉE

Photos prises dans les contreforts pyrénéens et dans la région du Chapare Photos prises dans les contreforts pyrénéens et dans la région du Chapare

 

 

A la Coume Majou, nous avons un a priori d’honnêteté et de franc-parler.

L’année 2011 a connu des moments difficiles, comme dans beaucoup d’autres exploitations agricoles. Mon engagement politique refuse les aides et autres subventions, même si j’accepte les abattements fiscaux

et les remises de taxes foncières.

 

 

Nous avons donc eu recours à d’autres méthodes pour renflouer le trésorerie : la diversification. En dehors des vins doux, du rouge, du rosé et même du blanc cette année, nous avons décidé de proposer également à nos clients une denrée très prisée dans les milieux du fast-food, de la cuisine-fusion et du CHR travaillant le surgelé : la blanche.

 

L’illustration vous propose un petit reportage, réalisé à l’insu des acteurs et de leur plein gré, mais grâce à la caméra infra-rouge, ainsi que sur le lieu de production. Vous comprendrez que nous tairons l’identité des participants ou des commanditaires et que j’assumerai seul la pleine responsabilité de la purification de la marchandise : je ne suis pas irresponsable et entièrement coupable, à l’opposé d’un personnage de la vie publique qui risque bien de se retrouver ministrable dans peu de temps, je le crains. Mon sang non contaminé se révolte et bout à cette seule pensée.

 

Vous verrez comment le contact est pris et la marchandise expertisée (à gauche). Vous découvrirez le produit sur sa zone de conditionnement (au centre). Et enfin, le départ discret de la livreuse, une fois l’affaire faite, vous sera offert (à droite).

 

Bien sûr, je compte sur vous pour ne pas ébruiter ces informations et ne pas y faire allusion sur les réseaux sociaux, qui font partie du domaine public, comme on le sait depuis les mésaventures du "pauvre" joueur des Dragons Catalans, Clint Greenshields, mis à l’amende pour avoir décrit comme « retarded » un arbitre, Ben Thaler, sur Twitter. Il faut dire que lui-même doit certainement être un aigle de perspicacité.

 

 

Quelle grave offense !

- « Allez, casse-toi, pauvre con ! », comme dirait un

ancien président de la république française.

 

 

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lun.

07

mai

2012

KIMAPLU 2012 – N° 6

Sur les pentes du Beausset-Vieux Sur les pentes du Beausset-Vieux

 

 

 

Encore eux !

 

 

 

Eh oui, quand on aime, on ne compte pas !

 

 

Vous avez récemment eu droit à la Tourtine et maintenant, c’est

l’autre « cuvée très spéciale » ,

avec licence to drink, de Tempier :

la Migoua.

 

 

 

 

 

 

Il s’agit ici d’un vignoble tout à fait différent.

Il vous faudra monter sur le coteau du Beausset-Vieux pour le trouver, vis-à-vis du Val d’Arenc et sous la petite chapelle, à quelque distance du Domaine de l’Hermitage. La roche-mère est également faite de Muschelkalk, mais le sol de surface, c’est de l’argile, de l’argile et encore de l’argile : de toutes les couleurs.

On y individualise également une pente appelée La Louffe, qui fut à la base d’une autre sélection portant son nom dans les années ’80.

Moins de mourvèdre (50 à 60 % seulement) dans cette cuvée, et plus de grenache avec même pas mal de cinsault. Elle semble toujours plus « grasse », plus puissante, plus immédiatement jouissive : c’est la bonne « mamma » italienne qui met le coeur en joie et les joues en feu. Et moi, vous avez compris que je suis gai comme un Italien quand il sait qu’il aura de la Migoua et des tannins. En outre, 1988 fut un très grand millésime à Bandol, injustement éclipsé par ses deux cadets mais d’un grand classicisme : droiture, soutien acide, beaux tannins.

 

Pour notre bouteille, la robe commence à évoluer un peu (bouchon impeccable et niveau inchangé). Le nez s’ouvre au bout de 10 minutes de carafe, sur le fruit rouge et la prune bien mûre. En bouche, la Migoua fait la queue de paon, avec son cortège de fruits, d’épices et une finale souple, presque douce (le cinsault donne cette impression). Impossible de ne pas siffler verre après verre.

 

J’ai jadis commis l’erreur d’acheter des bouteilles de 75 cl :

celle-ci était une des dernières.

Il me reste heureusement tous les magnums !

 

 

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Comme toute première intervention, je voudrais rendre hommage à mes prédécesseurs. Ils ont été les semences, les graines, les ébauches, les embryons de cette initiative. C'est en intervenant sur leurs sites que le goût m'est venu et c'est à leur incitation que je me suis lancé.
Avant toute chose: « le blog des 5 du vins », qui m'a conduit à fréquenter aussi le blog perso d'Hervé Lalau ( « Chroniques Vineuses » ), de Jacques Berthomeau (« Vin & Compagnie,
espace de liberté » ) et de Jim Budd ( « Jim' s Loire » ). Marc Van Hellemont, ancien complice à In Vino Veritas, et Michel Smith, dont je fréquentais les chapeaux depuis 15 années dans les voyages de presse, complètent le quintet.

Enfin, on ne peut passer sous silence le modèle régional, à savoir la page d'Hervé Bizeul, dont je suis l'observateur silencieux.

Je ne peux clore ce premier envoi sans vous prévenir .

1) je pratique systématiquement la provocation comme méthode pour lancer un débat. Il ne s'agit ni d'arrogance, ni de méchanceté, mais d'un moyen infaillible « to get things
going » ( « mettre en branle » me paraît trop grivois ).

2) les fautes d'orthographe m'indisposent, chez les autres autant que chez moi. Nous leur ferons la chasse.